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timothy williams

  • "Un autre soleil" de Timothy Williams

    Un autre soleil.jpgQuatrième de couverture : La Guadeloupe, 1980, dans une île travaillée par les tensions sociales et raciales, on découvre le cadavre d’un riche « blanc pays » nommé Raymond Calais. La gendarmerie arrête un ancien bagnard qui, après quarante ans passé à Cayenne, est rentré depuis peu dans son île natale. Il s’agit sûrement d’une histoire de terres volées au vieux guadeloupéen car le pouvoir ne saurait envisager la thèse d’un crime politique, surtout à huit mois des élections présidentielles.

    Fraîchement débarquée à Pointe-à-Pitre, la juge Anne-Marie Laveaud croit à la justice républicaine. Mais très vite, békés, métropolitains, noirs et indiens lui font comprendre que la Guadeloupe, ce n’est vraiment pas la France…

    Dans son premier roman écrit directement en français, Timothy Williams brosse un portrait lucide et fouillé du « département 97-1 », cette Guadeloupe où il habite depuis plus de trente ans.

    Mon avis : Un livre reçu grâce au Masse critique de Babelio et que j’attendais avec impatience car je partais quelques temps après sur cette île.

    Je suis partagée entre 2 impressions le concernant. Une impression par rapport à l’histoire, l’enquête sur le meurtre de Raymond  Calais et d’autre part l’ambiance et les descriptions de l’île.

    L’histoire en elle-même m’a déçue, je n’ai pas tout compris. Les explications étaient un peu brouillonnes et le nombre de personnages un peu trop élevé à mon goût. De plus j’ai trouvé le personnage principal un peu fade. Cette juge de métropole que l’on sent être une femme de tête n’apparaît pas comme telle. Je trouve que l’auteur aurait pu la décrire encore plus battante et plus intrusive dans ses demandes de compléments d’enquête. Mais étant écrit il y a plus de 20 ans, peut-être que cette différence de décennies ne permettait pas encore à un écrivain de faire une héroïne plus combattantes et se mesurant plus «agressivement» aux hommes.

    Par contre les descriptions concernant l’île et l’ambiance qui y règne m’ont charmée. Ce livre étant écrit dans les années 80, le racisme que les natifs de l’île ressentent et expriment envers les personnes arrivant de la métropole est assez impressionnant. Heureusement cela s’est adouci et lors de mon voyage je n’ai pas du tout ressenti cela. Par contre le climat, les odeurs et l’ambiance sont restés les mêmes. Le soleil rend la vie plus douce… que ce soit dans les livres comme dans la vie !

    Ma note -> :-)

    Éditions Rivages/Noir, 2011, 411 pages.

    Un tout grand merci à Babelio et aux Éditions Rivages/Noir de m'avoir donné un avant goût d'une île dont je suis tombée en amour !