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richard bachman

  • "Marche ou crève" de Stephen King (Lire @ Liège #4)

    marche ou crève, stephen king, richard bachman, éditions j'ai luQuatrième de couverture : Mieux que le marathon… La longue marche. Cent concurrents au départ, un seul à l’arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette histoire… sur laquelle on mise chaque année deux milliards de dollars.
    Sur la route, le pire, ce n’est pas la fatigue, la soif ou même le bruit des half-tracks avec l’aboiement des fusils. Le pire reste cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu’il faut affronter : le monstrueux Dieu foule… convulsé dans un paroxysme de plus en plus violent.
    Et tandis qu’il marche, les muscles noués, Garraty entend la foule, psalmodier son nom… Début d’une abominable réaction en chaîne dont il doit se sortir à tout prix… Pur quelle victoire ?

    Mon avis : Ce livre est le roman choisi pour la rencontre de septembre de mon club de lecture : Lire @ Liège pour le thème « Dystopie ».

    Je suis très perplexe quant à ce roman. J’ai eu tout au long de ma lecture un sentiment de mal être en lisant cette histoire. Des gamins qui marchent à s’en amputer les pieds, avec une souffrance morale et psychologique abominable et sous la dépendance de ces avertissements qui tiennent leur vie aux bouts des fusils de soldats tout à fait insensibles.
    Ce tableau est fort peu réjouissant, et pourtant je me suis laissée entrainée par cette longue marche, souffrant avec les marcheurs, me rebellant, contre cette méthode qui permet de faire « gagner » tout ce que l’on veut au terme de la marche. J’ai souffert avec eux physiquement mais aussi psychologiquement, me disant que si c’était moi, j’aurai basculé dans la folie bien plus tôt qu’eux. 
    Par contre ce qui m'a dérangée, c'est la façon dont monsieur King a essayé, tout au long du livre, de faire plaindre les concurrents. Comme si ils avaient été contraints et forcés (comme dans "Hunger games" par exemple) de participer à cette "compétition". Ce qui n'est absolument pas le cas, puisqu'ils se sont inscrits de leur propre chef et qu'ils avaient une possibilité de refuser de participer une fois leur nom tirer pour faire la marche. 

    L’écriture de Stephen King de ce roman n’est pas la meilleure à mon sens, mais le fil de l’histoire se tient de lui-même. Et bien qu’on sache pertinemment qui va être le vainqueur, on se demande tout au long de la marche comment chacun des protagoniste va gérer cette aventure inhumaine.

    L'avis de Soeurette : Dès le début je me suis plongée dans l’histoire avec beaucoup d’enthousiasme à l’idée de découvrir enfin mon 2ème Stephen King.

    Et puis très vite un mort, un assassinat plutôt et là je me dis que je n’arriverai pas à supporter ça… je comprends que 99 personnes vont être assassinées, les unes à la suite des autres…
    Mais je tiens bon et très vite je me dis, mais comment fait-il ? On a l’impression de faire partie des survivants… on passe sur le corps et on attend le prochain cadavre !!! 
    Tout au long du livre, naïve que je suis j’ai espéré qu’il y ai plus d’un survivant, je me suis attachée aux concurrents et j’en voulais à la foule.
    Et le pire c’est que cela pourrait vite être réel… un jeu de téléréalité un peu plus inhumain que ceux que l’on connaît déjà !!! 

    Ma note -> :-)

    La note de Soeurette -> :-)))

    Un extrait : "- Il m'a fallu du temps pour comprendre, mais c'est allé plus vite une fois que j'ai eu surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c'est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n'est pas une question de force physiqe, et c'est là que je me suis trompé en m'engageant. Si c'était ça, nous aurions tous une bonne chance. Mais il y a des hommes faibles capables de soulever des voitures si leur femme est clouée dessous. La tête, Garraty, le cerveau... Ce n'est pas l'homme ou Dieu, c'est quelque chose... dans le cerveau." (p.100)

    D'autres avis : ici et

    Éditions J’ai Lu, 1996, 346 pages.

    Je le troque.