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lisa see

  • "Fleur de Neige" de Lisa See

    Fleur de neige.jpgQuatrième de couverture : Fleur de Lis et Fleur de Neige sont nées le même jour, à la même heure, dans une province reculée de la Chine du XIXème siècle. Alors que la famille de Fleur de Neige est de la plus haute noblesse, celle de Fleur de Lis n'a connu que la misère ; mais la grande beauté de cette dernière et la perfection de ses pieds lui permettent de devenir la laotong ("âme soeur") de Fleur de Neige.

    Les deux jeunes filles partagent tout, du supplice des pieds bandés à la réclusion, du nu shu, langage secret inventé par les femmes, à leurs mariages arrangés. Leur amitié, teintée d'une fascination réciproque, grandit au fil des années.

    Jusqu'au jour où Fleur de Lis découvre que Fleur de Neige l'a trahie. L'amour qui les lie cède alors la place à une jalousie que rien ni personne ne saura arrêter.

    Fleur de Neige est un merveilleux voyage dans le temps qui nous fait revivre la tradition ancestrale des jeunes filles dans la Chine impériale. Best-seller traduit dans 23 pays, ce roman chargé de lyrisme et d'émotion pénètre l'une des plus mystérieuses relations humaines : l'amitié féminine.

    Mon avis : "Fleur de Neige" est un roman remplit de douceur et de tendresse, un peu trop à mon goût. Au fil des pages cette amitié grandit grâce aux obligations que les filles et femmes chinoises de part le ur condition d'être tout simplement des femmes (pieds bandés, mariage arrangé, obéissance absolue à la belle-famille...). Mais ce qui m'a génée et puis lassée c'est ce retour régulier à cette amitié soit disant indestructible qui permet à Fleur de Lis et Fleur de Neige de survivre à ces "obligations".

    Même si certains passages sont assez durs et révélateurs de la condition de la femme en Chine à cette époque (je pense notamment aux bandages des pieds), ce fut une lecture agréable mais un peu trop douce pour moi, ce qui m'a lassée.

    Un extrait : "Au cours de l'année suivante, mon éducation à l'étage des femmes commença pour de bon, mais je savais déjà un certain nombre de choses. Que les hommes pénétraient très rarement dans nos appartement, par exemple, ceux-ci étant réservés à notre seul usage. Je savais aussi que j'allais passer l'essentiel de ma vie dans une pièce de ce genre et que la différence entre le nei (le monde intérieur du foyer) et le wai (le monde extérieur des hommes) étais au centre de la conception confucéenne de la société. Que l'on soit riche ou pauvre, empereur ou esclave, le cercle domestique est l'attribut des femmes et la sphère l'apange des hommes. Les femmes ne doivent pas quitter les pièces intérieures, fût-ce par la pensée. Deux idéaux confucéens régissent notre existence. Le premier est celui de la Triple Obéissance : "En tant que fille, obéïs à ton père ; en tant qu'épouse, obéis à ton mari ; en tant que veuve, obéis à ton fils." Le second est celui des Quatre Vertus, qui détermine le comportement, la manière de parler, la gestuelle et les travaux des femmes : "Faire pruve d'humilité et de chasteté, de calme et de pondération dans son comportement ; d'un ton mesuré et néanmoins plaisant dans ses paroles ; être gracieuse et retenue dans ses gestes ; d'une maîtrise accomplie, pour ce qui concerne la couture et la broderie." Si les jeunes filles suivent scrupuleusement ces principes, elles ne peuvent manquer de devenir des épouses vertueuses". ( p.40 et 41)

    Ma note -> :-)

    Un autre avis :, Galleane

    Editions Flammarion, 2006, 398 pages.

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