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bertrand puard

  • "Liberty Street" de Bertrand Puard

    Liberty street.jpgQuatrième de couverture : "C'en est fini. Je chute. Nous sommes le 29 octobre 1929, la crise boursière bat son plein. J'ai vingt-huit ans et je dévale les cinquante étages de mon gratte-ciel new-yorkais. Contrairement à d'autres financiers, il ne s'agit pas d'un suicide, même si cela débarasserait la police d'une enquête bien embarassante. Enoncer dès à présent le nom du coupable ne présenterait pas le moindre intérêt. Car personne ne sait ce qui s'est réellement passé dans mon bureau ce soir. Et personne ne le saura peut-être jamais...

    Cela n'a pris que quelques secondes. L'énergie me manquait, je n'ai pas cherché à me débattre. Cette bile noire de mélancolie coulait déjà dans mes veines. J'ai respiré une dernière fois le doux vent d'automne.

    Le soleil se couchait à l'horizon et auréolait un petit-gratte-ciel du sud de Manhattan. Le Brooklyn Bridge se moirait au loin de longs rubans de feu. que le soleil est beau lorsqu'il se couche sur cette ville..."

    Dans dix secondes Tristan sera mort. Le temps pour lui de dérouler le récit de sa vie et faire la lumière sur un passé qu'il aurait toujours voulu fuir.

    Un roman fascinant sur la conquête des rêves, les faux-semblants et sur l'illusion de la liberté.

    Mon avis : A lire le quatrième de couverture on s'attend à une histoire triste voire macabre, mais pas du tout. Tristan nous raconte sa vie, de sa naissance à sa mort, avec tous les rebondissements qu'elle a subie, les amours, les amitiés, les secrets, les trahisons, amour de la musique en général et du piano en particulier...

    J'ai beaucoup aimé ce roman, j'ai d'abord été séduite par la couverture et l'histoire racontée par le héros lui-même est un style que j'aime beaucoup. Il y a de l'humour, un peu de suspens, des sentiments très bien décrits, des situations originales. Un très joli moment de lecture passé en compagnie de la vie de Tristan.

    Un extrait : "Octave ! Le pianiste derrière le financier ! Le compositeur derrière l'homme d'argent ! Octave ! Musicien tétanisé par la précocité de son fils qui l'avait détourné définitivement des claviers, et qui, avant de disparaître, lègue à son fils un morceau, lui révélant son talent caché, enfoui par sa faute, lui donnant à regretter cette symphonie de malentendus de toute une vie !" (p.178)

    Ma note -> :-)))

    Editions Nouveau Monde, 2008, 349 pages.