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Romans

  • "L'instinct maternel" de Barbara Abel

    barbara abelRésumé : Il peut se passer d'étranges choses quand une femme désire un enfant coûte que coûte, au point de ne reculer devant rien. Au point d'en perdre la raison. Mais sans bébé point d'héritage, c'est écrit dans le testament de feu-monsieur-le-mari-qui-s'est-cassé-le-cou-dans-l'escalier. Alors, n'est-ce pas ? La veuve doit ruser, inventer des stratégies de remplacement au risque de se fourvoyer dans le crime. Pourquoi, par exemple, ne pas enlever, puis séquestrer une jeune femme enceinte à laquelle personne ne s'intéresse et dont la disparition passera inaperçue ? Pourquoi ne pas attendre sagement qu'elle accouche pour lui voler son bébé ? Voilà qui paraît beaucoup plus simple que de souffrir les inconvénients d'une grossesse tardive !
    Un roman d'une méchanceté revigorante, qui oscille entre l'humour et la férocité.

    Mon avis : Ce thriller a un très bon thème. Mais l'écriture ne m'a pas entraînée dans une lecture effrénée comme j'aime le faire lorsque je lis ce type de roman. Je ne saurai pas dire ce qui me gêne dans l'écriture de madame Abel, mais elle n'est pas faite pour moi. Le thème, les personnages et la mise en scène sont pourtant très attractifs, mais il m'a manqué un petit quelque chose qui m'a empêchée d'apprécier ce roman à sa juste mesure.

    Mon appréciation -> ♡ ♡    

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  • "Jessie" de Stephen King

    stephen kingQuatrième de couverture : Il ne fallait pas jouer à ce petit jeu, Jessie. Vous voilà enchaînée sur votre lit, le cadavre de Gerald à vos pieds, condamnée à vous enfoncer dans la nuit, la terreur et la folie. Les femmes seules dans le noir sont comme des portes ouvertes... si elles appellent à l'aide, qui sait quelles créatures horribles leur répondront ?
    Aucun des précédents romans de King ne prépare au huis-clos terrifiant de Jessie, à cette lente exploration de nos phobies et de nos cauchemars les plus sombres. L'histoire de Jessie, sa dernière victime, montre à quel point il ne faut avoir peur que de soi-même.

    Mon avis : Moi, qui suis une grand fan de Stephen King, c'est la première fois que je ne suis pas emballée par un de ses romans. Jessie, est bien dans la veine de monsieur King, mais il m'a beaucoup moins fait frissonner que les autres opus que j'ai eu la joie de lire. Le suspens est là, mais sans grands effets. L'écriture de King est quant même tout à fait grandiose, car même avec un roman que je n'ai pas trouvé aussi captivant que les autres, je voulais savoir....!!!

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡  

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  • "C'est moi qui éteins les lumières" de Zoyâ Pirzâd

    zoyâ pirzâQuatrième de couverture : Clarisse est d'une simplicité de cœur qui la rend spontanément attachante. Autour de cette héroïne malgré elle gravite tout un petit monde : un mari ingénieur, deux adorables et malicieuses jumelles, Armen, le fils vénéré en pleine crise d'adolescence, une sœur à marier un peu revêche, et la vielle mère qui règne sur la maisonnée, dans le quartier arménien d'Abadan.
    Pourtant la très modeste Clarisse va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien quand de nouveaux voisins viennent bouleverser l'équilibre affectif de notre femme invisible.
    Immense succès en Iran, le premier livre d'une romancière adulée de ses lecteurs.

    Mon avis : Ce roman est un roman que j'ai vraiment beaucoup aimé. Au début j'étais un peu dubitative, car c'est juste l'histoire au fil des jours et des mois d'une femme et sa famille. Les enfants vont à l'école, le papa va au bureau, et elle, la maman fait son ménage, son jardin, écoute sa maman, sa sœur, invite les voisins.... Ca aurait pu être très vite lassant... Mais... L'auteur a réussi grâce à son écriture très très agréable à faire de ce livre une belle balade livresque. Pas de rebondissements colossaux, pas de retournements de situations explosifs, car il n'y a que dans les films que les héros vivent ce genre de choses. Notre vie quotidienne à nous monsieur et madame tout le monde est faite d'habitudes, de traditions, de rencontres mais tout cela se fait en douceur, et c'est en douceur que cette histoire familiale est racontée. Un peu d'humour, un peu de réflexion et beaucoup de simplicité, une recette que j'ai savourée tout au long de ma lecture.

    Mon appréciation -> 

    Une lecture découverte grâce à la box Exploratology, que je vous recommande.

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  • "Le don de Charlotte" de Victoria Glendinning

    victoria glendinningQuatrième de couverture : Londres, année 1880.
    Charlotte n'a pas vingt ans quand ses parents, un couple étriqué de la petite bourgeoisie anglaise, accueillent un locataire du nom de Peter Fisher, jeune ingénieur, apôtre de la toute nouvelle science de l'électricité. Avec lui, Charlotte plonge d'un coup dans la modernité et, par son mariage, échappe à l'atmosphère étouffante de la maison familiale. Mais c'est auprès de lord Godwin, un aristocrate excentrique, qu'elle découvre les plaisirs et les tourments de la passion. Initiée, lors d'une soirée chez lui, au spiritisme, qui fait fureur à l'époque, elle exploitera son "don" à Londres, où, poussée par la nécessité, elle s'installera bientôt comme médium...
    Victoria Glendinning décrit, à travers l'histoire d'une jeune femme partagée entre sa raison et ses désirs, les paradoxes d'un XIXème siècle finissant, âge d'or des spirites qui voit aussi le triomphe de l'idée de progrès scientifique. Foisonnant d'idées et d'intrigues, ce roman est un petit bijou d'intelligence et d'esprit.

    Mon avis : Je me demande souvent pourquoi la traduction des titres de romans n'est pas l'exacte reproduction du titre original. Ce roman dans sa langue originale, qui est l'anglais s'appelle "Electricity". Il devient en français "Le don de Charlotte". Certes Charlotte à un don et l'auteur nous en fait part mais ce n'est qu'une toute petite partie de l'histoire. Par contre l'électricité, révélée par le titre original, est le véritable fil rouge du roman, et est présente tout au long de l'histoire du début à la fin... 
    Ce n'est donc pas à proprement parlé un roman sur le spiritisme mais bien sur l'avancée de la science et des techniques en matière d'électricité et la façon dont celle-ci est accueillie par la population très sceptique à son sujet. C'est aussi une histoire de femme, qui essaye de briser quelques tabous très bien ancrés dans la façon de vivre et les mœurs du 19ème siècle en Angleterre.
    J'ai beaucoup aimé cette histoire d'une femme qui découvre la vie. J'ai adoré l'écriture, l'auteur à une plume simple, elle va droit au but, c'est une écriture cash, sans fioritures et languissements (habituels aux histoires se passant à cette époque).

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡  

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  • "Onitsha" de Jean-Marie Gustave Le Clézio

    jean-marie gustave le clézioQuatrième de couverture : Fintan, Maou, Geoffroy : trois rêves, trois révoltes. Et une même soif.
    Fintan Allen a douze ans lorsque, le 14 mars 1948, il embarque pour l'Afrique avec sa mère, Maou. Geoffroy Allen, qui avait laissé en France sa femme et son fils, leur a enfin demandé de venir le rejoindre à Onitsha, petit port fluvial où il travaille par la United Africa. Fintan ne connaît ni son père, ni l'Afrique.
    Maou, elle, rêve d'une Afrique idyllique où elle pourra vivre près de l'homme qu'elle aime, à l'abri des préjugés familiaux qui condamnaient en lui le rêveur sans le sou, et anglais de surcroît. C'est une Afrique bien différente qu'elle va découvrir, dévorante, insaisissable. Et un conformisme plus oppressant encore : celui du milieu colonial, fait de haine, de mesquineries, d'échecs inavouables.
    Quant à Geoffroy, il est parti pour Onitsha afin de retrouver l'emplacement de la nouvelle Meroë, fondée selon la légende sur une île du grand fleuve par Arsinoë l'Égyptienne, la reine noire. Son rêve prend progressivement les couleurs de la défaite : Geoffroy ne trouvera que lui-même.
    Si le roman fait resurgir, aux côtés de Fintan, Maou et Geoffroy, le personnage d'Arsinoë, ou encore les mystérieuses figures des mythes africains, c'est que chacun de nous est une parcelle de la légende universelle qui, depuis les origines, ne cesse de s'écrire.
    Ce livre est pareil à l'Afrique : il brûle "comme un secret, comme une fièvre". S'il s'en dégage malgré sa violence un tel sentiment de sérénité, c'est que pour Le Clézio, même la fièvre, même la révolte, même la défaite sont les couleurs de la paix.

    Mon avis : Je serai moins prolixe que le quatrième de couverture. C'est joli, c'est bien écrit mais je ne suis pas tombée sous le charme de la plume de monsieur Le Clézio. Ce genre d'écriture est "trop" douce pour mon caractère très terre à terre.

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡