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Auteurs Suisses

  • Ça me parle... #11

    "Ça me parle..." c'est : Tous les mercredis, une petite (ou grande) citation glanée au fil de mes lectures, qui me parle et qui vous parlera peut-être :-)

     

    "- Marcus, savez-vous quel est le seul moyen de mesurer combien vous aimez quelqu'un ?
    - Non.
    - C'est de le perdre."

    La vérité sur l'affaire Harry Quebert.jpg

    (p.187)

  • "Les derniers jours de nos pères" de Joël Dicker

    joël dickerQuatrième de couverture : Londres, 1940. Soucieux de pallier l'anéantissement de l'armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre : créer une branche particulière des services secrets, le Special Operations Executive (SOE)
    Elle lui sera directement rattachée, et chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l'intérieur des lignes ennemies. Tous ses membres seront issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu'alors.
    L'existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-dix ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l'Angleterre de Churchill.

    Mon avis : J'avais été séduite par le roman "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", donc c'est avec beaucoup d'enthousiasme que j'ai pris ce livre à ma bibliothèque. Il avait beaucoup de chose pour me séduire, la plume de l'auteur et le thème : la seconde guerre mondiale. Et... j'ai été séduite !
    Ce roman (tout a fait différent du premier roman que j'ai lu de cet auteur de par son thème et sa façon de raconter l'histoire) est très beau. Les personnages sont attachants, chacun ayant une personnalité bien différente et exacerbée de par le contexte. L'écriture est tout simplement superbe. Et, last but not least, l'histoire est poignante tant par le contexte dans laquelle elle se déroule que par les amitiés magnifiques qu'elle relate.
    Ce livre fait partie de mon challenge Spécial Saint Valentin, pour la catégorie "meilleur ami". Car un meilleur ami tel que Gros, il n'en existe pas beaucoup !

    Mon appréciation -> J J J J J J

    joël dicker   joël dicker

    joël dicker

  • "Autopsie d'un papillon" de Jean-Noël Sciarini

    jean-noël sciariniQuatrième de couverture : Mark est une graine de champion de la natation. À tel point que son père a organisé le déménagement de la famille à Paris pour l'inscrire en sport-études avec un nouvel entraîneur. Mais dans cette grande ville, les choses ne se passent pas comme prévu.

    Le papillon est pris au piège.

    Mon avis : Un roman jeunesse très bien fait. L'histoire de ce garçon qui nage sans se poser de question juste parce qu'il a toujours fait ça et que c'est le rêve de son père qu'un jour il soit champion. Et puis il se retrouve projeter dans une énorme ville sans qu'on lui ait demandé son avis ni ses envies. Cette histoire est attachante. Bien sûr l'intrigue est plus fouillée que ça. Nous n'avons pas affaire à une banale histoire d'ado retranché sur lui-même, taiseux et timide qui se cherche, qui cherche sa voie sans oser se confier à qui que ce soit. Non, cette recherche du sens qu'il veut donner à sa vie sentimentale avec Marie, au lycée, aux copains, à son entraîneur, à son besoin (ou non) de nager, va se transformer en agoraphobie. Et c'est ce chemin, dérangeant parfois, triste souvent et accablant la plupart du temps qui tient en haleine.

    Le thème de ce roman est l'agoraphobie. Maladie tellement méconnue et pourtant assez répandue. Les souffrances tant psychiques que physiques sont ici expliquées avec douceur et pudeur tout en montrant bien le désastre que cela provoque chez la personne qui en souffre.

    Extraits : "J'aurai tant aimé lui dire : «Je souffre d'une maladie qui ne se voit pas. C'est comme si j'avais une jambe cassée à l'intérieur et qui m'empêche de marcher droit. Tu comprends ? Ça m'empêche de marcher. De vivre. Comme toi.»" (p.101)

    "...Pourquoi ne pas m'avoir dit tout de suite que vous souffrez d'agoraphobie ?
    Je réfléchis longuement, bien que j'eusse déjà la réponse.
    - Peut-être est-ce parce que je préfère me raconter des histoires plutôt que d'affronter la réalité ? Tout, plutôt que de reconnaître que je suis malade. Je suis tellement effrayé à l'idée que l'on me colle cette étiquette pour le restant de ma vie, et que je ne puisse plus jamais m'en défaire. Tellement terrifié à l'idée que l'on me rejette et m'abandonne... Tellement peur aussi de me retrouver enfermé dans un hôpital en compagnie des fous. Je ne sais même pas s'il existe un endroit où l'on pourra me rapatrier, où je pourrai retrouver les miens ?... Ici, à Paris ? Je crois que cette ville n'est définitivement pas faite pour moi. Et la réciproque vaut aussi... Je lui ai posé bien trop de lapins, et mille vies ne suffiraient pas pour qu'elle puisse me pardonner..." (p.265)

    Ma note -> J J J J J J