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Auteurs Croates

  • "Toi" de Zoran Drvenkar

    zoran drvenkarRésumé : Imagine une tempête de neige sur l'autoroute, un bouchon de plusieurs kilomètres, aucune visibilité. Un homme sort de sa voiture et en silence assassine méticuleusement, à mains nues, vingt-six personnes dans les véhicules alentour. C'est le début d'une série de meurtres sans mobile apparent commis par celui que la presse surnomme "le Voyageur".
    Imagine maintenant cinq adolescentes. Cinq amies avec leurs espoirs et leurs peurs, leurs envies et les problèmes. Cinq jeunes filles que rien ne peut séparer, et qui vont bientôt devoir affronter le pire. Prises en chasse par un homme à qui tu ne voudrais pas avoir affaire, elles vont se jeter dans une fuite en avant sauvage et désespérée.
    Imagine enfin un voyage jusqu'à un hôtel isolé en Norvège où tous ces protagonistes vont se retrouver pour une confrontation à la tension extrême et un dénouement qui te laisseras sans voix. Zoran Drvenkar n'est pas un auteur comme les autres. Après Sorry, il subvertit une nouvelle fois tous les codes du genre et revient avec un thriller remarquable, à la construction vertigineuse. C'est dans un véritable piège qu'il entraîne un lecteur impliqué comme jamais, vibrant pour des personnages aussi complexes que fascinants.

    Mon avis : Un roman hors du commun ! Après avoir été un peu décontenancée par l'écriture à la 2ème personne du singulier, l'histoire ne m'a pas lâchée. J'ai été happée très rapidement par ce scénario à la fois palpitant et bien mené. Chaque chapitre est dédié à un personnage, et malgré le tu employé pour tous les chapitres, chaque protagoniste amène sa psychologie et ses ressentis, ce qui donne un roman très vivant (même si il y énormément de morts...). L'auteur a même réussi à faire parler un mort et ça semble tout naturel ! Outre le fait du tu employé pour narrer l'histoire, cela se passe en Allemagne et ensuite en Norvège, cela change et c'est plaisant, des romans habituels que je lis se passant en France ou aux États-Unis. Cela donne une ambiance différente.
    Ce roman est une superbe mise en scène de "l'effet papillon".
    Si vous n'aimez pas les romans où les morts se collectionnent à la pelle, ce roman n'est pas fait pour vous. Par contre si cela ne vous gène pas et que vous aimez les chasses à l'homme il faut que vous vous plongiez dans "Toi".

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡  

    Ce roman fait partie de 2 de mes défis : lecture pour la Croatie de ma Coupe d'Europe livresque 2016 et lecture pour la lettre D de mon défi Alphabet 2017  

    Coupe d'Europe 2016.jpg   zoran drvenkar

    kim zupan    zoran drvenkar

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  • Ça me parle... #43 : Miljenko Jergović

    "Ça me parle..." c'est : Tous les mercredis, une petite (ou grande) citation glanée au fil de mes lectures, qui me parle et qui vous parlera peut-être :-)


    "- Maksim, voyons, tu as trop bu.
    - Tu sais comme on dit, ce que le sobre pense, l'ivre le dit."

    Ruta Tannenbaum.jpg

    (p. 290)

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  • "Ruta Tannenbaum" de Miljenko Jergović

    miljenko jergovićQuatrième de couverture : Le point de vue des éditeurs

    Ruta Tannebaum, le roman le plus polémique de Miljenko Jergović, s'inspire
    librement de la vie tragique de lea Deutsch, une fillette juive de Zagreb devenue dans les années trente une véritable vedette du Théâtre national croate.
    Ruta occupe le devant de la scène avec ses parents, Salomon et Ivka, et son grand-père Abraham, tandis que dans les coulisses une multitude de personnages, bousculés par les événements, tentent de jouer le rôle que l'Histoire leur a soufflé. Après avoir été portée aux nues, la jeune Ruta se trouve condamnée à la négation sociale par ses concitoyens et le régime oustachi. Roman familial, chronique de toute une ville et fresque d'une époque, Ruta Tannebaum met en scène d'innombrables épisodes à un rythme effréné, le vaudeville y côtoie le tragique, le pessimisme mordant cède la place à une bouleversante humanité. L'auteur revisite, parfois sur un mode âprement ironique mais toujours avec acuité, le Zagreb d'avant-guerre sans manquer de célébrer la condition humaine dans toute sa complexité. 
    Jergović choisit ici d'aborder un sujet dérangeant, décidé à confronter son pays à ses pires hantises. Ce faisant, il écrit un grand roman croate mais avant tout universel.

    Mon avis : Un roman choisi dans le cadre de ma petite coupe du monde livresque pour représenter la Croatie. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en lisant ce quatrième de couverture et ce fut une agréable surprise. Bien que par moment un peu compliqué suite à ma très mauvaise connaissance de l'histoire croate ainsi que ma totale méconnaissance de la ville de Zagreb, l'histoire est prenante. Cette petite fille capricieuse se débat dans un monde exclusivement adulte et dans une ville qui se perd en conjectures politiques de tous genres sans parler de la menace de la guerre et la pourchasse des juifs.
    Pour celles et ceux qui aiment l'histoire concernant la 2ème Guerre mondiale, ce livre peut être intéressant et donner un point de vue méconnu dans nos contrée.

    Ma note ->  J J J J J J

    Un extrait : "- Maksim, voyons, tu as trop bu.
    - Tu sais comme on dit, ce que le sobre pense, l'ivre le dit." (p.290).