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Auteurs Anglais

  • "Après la guerre, si tout va bien" d'Olivia Manning

    olivia manningQuatrième de couverture : Septembre 1939. Dans l'Orient-Express, Guy Pringle, professeur d'anglais à l'université de Bucarest, regagne la Roumanie en compagnie de Harriet. Mariés trop vite, comme tant d'autres à cette époque, pour "se tenir chaud dans un monde sans avenir", ils se connaissent à peine. Leur couple de fortune, pris dans la tourmente qui secoue l'Europe, va se déchirer sur fond d'Histoire, coincé loin de chez lui dans un pays étranger certes anglophile, mais qui devient peu à peu hostile. Harriet découvre l'homme qu'elle a épousé. Elle le croyait fort, c'est elle qui l'est, et il le faut bien pour vivre dans cet univers peuplé d'exilés, de réfugiés, de Juifs roumains persécutés, de diplomates, d'universitaires, d'espions réels ou supposés, de princes russes désargentés, tous personnages pittoresques ou sinistres qui, malgré la menace d'une invasion allemande imminente, ne songent qu'à préserver leurs prérogatives en fomentant de petites guerres tribales quand l'Europe est à feu et à sang.

    Mon avis : J'ai commencé ce bouquin avec beaucoup d'enthousiasme. Un livre sur la seconde guerre mondiale est pour moi une valeur plus ou moins sûre, qui plus est selon un point de vue tout à fait nouveau pour moi, puisque la Roumanie est à l'honneur. Malheureusement j'ai déchanté petit à petit, tout au long de ma lecture pour finir désabusée par le dénouement qui n'en n'est pas un. À moins que ce roman n'ait une suite, je ne comprends pas le pourquoi d'une fin aussi plate. L'écriture est agréable, mais le fond de l'histoire s'amincit au fil des pages, il perd de sa consistance et de son attrait. Une petite déception mais j'ai quand même apprécié cette lecture pour les informations que j'ai apprises sur un sujet qui m'intéresse beaucoup.

    Mon appréciation -> ♡ ♡    

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  • "Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles" de Gyles Brandreth

    gyles brandrethQuatrième de couverture : En cette fin de siècle trépidante, Oscar Wilde, dandy éclairé, virevolte de mondanités en rendez-vous discrets, lorsqu'un drame vient bouleverser sa vie. Tandis qu'il s'apprête à écrire Le Portrait de Dorian Gray, il découvre dans un meublé le corps d'un jeune garçon de sa connaissance. Tout semble indiquer un meurtre rituel. Et, en ami fidèle, Oscar Wilde s'est juré de ne pas trouver le repos tant que justice n'aura pas été faite pour Billy Wood.

    Mon avis : Un roman policier dans la plus grande tradition britannique. J'aime cette ambiance que ces auteurs donnent à leur roman. Une enquête intéressante, avec quelques rebondissements et une fin bien ficelée. Une lecture agréable, sans grandes émotions mais un suspens tout de même bien présent.

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡   

    Livre lu dans le cadre du WBCC orange.

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  • "Le don de Charlotte" de Victoria Glendinning

    victoria glendinningQuatrième de couverture : Londres, année 1880.
    Charlotte n'a pas vingt ans quand ses parents, un couple étriqué de la petite bourgeoisie anglaise, accueillent un locataire du nom de Peter Fisher, jeune ingénieur, apôtre de la toute nouvelle science de l'électricité. Avec lui, Charlotte plonge d'un coup dans la modernité et, par son mariage, échappe à l'atmosphère étouffante de la maison familiale. Mais c'est auprès de lord Godwin, un aristocrate excentrique, qu'elle découvre les plaisirs et les tourments de la passion. Initiée, lors d'une soirée chez lui, au spiritisme, qui fait fureur à l'époque, elle exploitera son "don" à Londres, où, poussée par la nécessité, elle s'installera bientôt comme médium...
    Victoria Glendinning décrit, à travers l'histoire d'une jeune femme partagée entre sa raison et ses désirs, les paradoxes d'un XIXème siècle finissant, âge d'or des spirites qui voit aussi le triomphe de l'idée de progrès scientifique. Foisonnant d'idées et d'intrigues, ce roman est un petit bijou d'intelligence et d'esprit.

    Mon avis : Je me demande souvent pourquoi la traduction des titres de romans n'est pas l'exacte reproduction du titre original. Ce roman dans sa langue originale, qui est l'anglais s'appelle "Electricity". Il devient en français "Le don de Charlotte". Certes Charlotte à un don et l'auteur nous en fait part mais ce n'est qu'une toute petite partie de l'histoire. Par contre l'électricité, révélée par le titre original, est le véritable fil rouge du roman, et est présente tout au long de l'histoire du début à la fin... 
    Ce n'est donc pas à proprement parlé un roman sur le spiritisme mais bien sur l'avancée de la science et des techniques en matière d'électricité et la façon dont celle-ci est accueillie par la population très sceptique à son sujet. C'est aussi une histoire de femme, qui essaye de briser quelques tabous très bien ancrés dans la façon de vivre et les mœurs du 19ème siècle en Angleterre.
    J'ai beaucoup aimé cette histoire d'une femme qui découvre la vie. J'ai adoré l'écriture, l'auteur à une plume simple, elle va droit au but, c'est une écriture cash, sans fioritures et languissements (habituels aux histoires se passant à cette époque).

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡  

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  • Ça me parle... #56 : Patricia Wentworth

    "Ça me parle..." c'est : Tous les mercredis, une petite (ou grande) citation glanée au fil de mes lectures, qui me parle et qui vous parlera peut-être :-)

     

    "- Le connaissiez-vous ? Je suppose que oui, n'est-ce pas ? Était-ce le genre de type à se suicider ? Drôle d'endroit pour faire ça, une église, non ?
    Bush hocha de nouveau la tête et rejeta une bêche pleine.
    - Je doute qu'il existe plusieurs genres de types, répondit-il sobrement. N'importe qui peut en arriver là si on le pousse.
    - Qu'est-ce qui vous fait dire que Mr Harsch était soumis à une pression quelconque ?
    Bush se redressa.
    - J'vous d'mande pardon, mais j'ai pas dit ça. On peut pousser à bout n'importe qui jusqu'à ce qu'il perde les pédales. J'ai vu une voiture descendre Penny Hill à fond de train quand J'étais gosse - les freins qui avaient lâché, d'après ce qu'on a dit - elle s'est écrasée contre un gros orme de la haie. Je suppose que c'est exactement ce qui se passe quand un type se suicide - les freins lâchent et il perd le contrôle, comme en voiture."

    patricia wentworth

    (p.53)

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  • Ça me parle... #55 : Carrie Adams

    "Ça me parle..." c'est : Tous les mercredis, une petite (ou grande) citation glanée au fil de mes lectures, qui me parle et qui vous parlera peut-être :-)


    "Voilà ce que j'ai appris, dit Ben en ouvrant un sac de chips. Le mariage te donne une protection invisible face au monde. Tu disposes d'un punching-ball quand tu en as besoin. D'un complice s'il t'en faut un. D'un amant à dispo. D'un soutien permanent. Le plus compliqué, c'est de ne pas perdre de vue que la personne en question t'apporte tout ça en permanence. Tu en arrives à penser que tu ne le dois qu'à toi-même. Que tu es l'unique pourvoyeur de tous ces bienfaits. En conséquence, tu finis par en avoir marre des exigences de ton partenaire, du coût de ces services. La loyauté, le respect, la fidélité. Changer les ampoules quand tu te satisfaits très bien de vivre dans le noir. Le plus dur, garder le sens de l'humour. La rancœur s'installe peu à peu. La lassitude. La sensation qu'il te manque quelque chose alors qu'en fait tu as tout. C'est juste que tu ne t'en rends plus compte."

    carrie adams

    (p.192)

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