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Auteurs Anglais

  • "Le don de Charlotte" de Victoria Glendinning

    victoria glendinningQuatrième de couverture : Londres, année 1880.
    Charlotte n'a pas vingt ans quand ses parents, un couple étriqué de la petite bourgeoisie anglaise, accueillent un locataire du nom de Peter Fisher, jeune ingénieur, apôtre de la toute nouvelle science de l'électricité. Avec lui, Charlotte plonge d'un coup dans la modernité et, par son mariage, échappe à l'atmosphère étouffante de la maison familiale. Mais c'est auprès de lord Godwin, un aristocrate excentrique, qu'elle découvre les plaisirs et les tourments de la passion. Initiée, lors d'une soirée chez lui, au spiritisme, qui fait fureur à l'époque, elle exploitera son "don" à Londres, où, poussée par la nécessité, elle s'installera bientôt comme médium...
    Victoria Glendinning décrit, à travers l'histoire d'une jeune femme partagée entre sa raison et ses désirs, les paradoxes d'un XIXème siècle finissant, âge d'or des spirites qui voit aussi le triomphe de l'idée de progrès scientifique. Foisonnant d'idées et d'intrigues, ce roman est un petit bijou d'intelligence et d'esprit.

    Mon avis : Je me demande souvent pourquoi la traduction des titres de romans n'est pas l'exacte reproduction du titre original. Ce roman dans sa langue originale, qui est l'anglais s'appelle "Electricity". Il devient en français "Le don de Charlotte". Certes Charlotte à un don et l'auteur nous en fait part mais ce n'est qu'une toute petite partie de l'histoire. Par contre l'électricité, révélée par le titre original, est le véritable fil rouge du roman, et est présente tout au long de l'histoire du début à la fin... 
    Ce n'est donc pas à proprement parlé un roman sur le spiritisme mais bien sur l'avancée de la science et des techniques en matière d'électricité et la façon dont celle-ci est accueillie par la population très sceptique à son sujet. C'est aussi une histoire de femme, qui essaye de briser quelques tabous très bien ancrés dans la façon de vivre et les mœurs du 19ème siècle en Angleterre.
    J'ai beaucoup aimé cette histoire d'une femme qui découvre la vie. J'ai adoré l'écriture, l'auteur à une plume simple, elle va droit au but, c'est une écriture cash, sans fioritures et languissements (habituels aux histoires se passant à cette époque).

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡  

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  • Ça me parle... #56 : Patricia Wentworth

    "Ça me parle..." c'est : Tous les mercredis, une petite (ou grande) citation glanée au fil de mes lectures, qui me parle et qui vous parlera peut-être :-)

     

    "- Le connaissiez-vous ? Je suppose que oui, n'est-ce pas ? Était-ce le genre de type à se suicider ? Drôle d'endroit pour faire ça, une église, non ?
    Bush hocha de nouveau la tête et rejeta une bêche pleine.
    - Je doute qu'il existe plusieurs genres de types, répondit-il sobrement. N'importe qui peut en arriver là si on le pousse.
    - Qu'est-ce qui vous fait dire que Mr Harsch était soumis à une pression quelconque ?
    Bush se redressa.
    - J'vous d'mande pardon, mais j'ai pas dit ça. On peut pousser à bout n'importe qui jusqu'à ce qu'il perde les pédales. J'ai vu une voiture descendre Penny Hill à fond de train quand J'étais gosse - les freins qui avaient lâché, d'après ce qu'on a dit - elle s'est écrasée contre un gros orme de la haie. Je suppose que c'est exactement ce qui se passe quand un type se suicide - les freins lâchent et il perd le contrôle, comme en voiture."

    patricia wentworth

    (p.53)

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  • Ça me parle... #55 : Carrie Adams

    "Ça me parle..." c'est : Tous les mercredis, une petite (ou grande) citation glanée au fil de mes lectures, qui me parle et qui vous parlera peut-être :-)


    "Voilà ce que j'ai appris, dit Ben en ouvrant un sac de chips. Le mariage te donne une protection invisible face au monde. Tu disposes d'un punching-ball quand tu en as besoin. D'un complice s'il t'en faut un. D'un amant à dispo. D'un soutien permanent. Le plus compliqué, c'est de ne pas perdre de vue que la personne en question t'apporte tout ça en permanence. Tu en arrives à penser que tu ne le dois qu'à toi-même. Que tu es l'unique pourvoyeur de tous ces bienfaits. En conséquence, tu finis par en avoir marre des exigences de ton partenaire, du coût de ces services. La loyauté, le respect, la fidélité. Changer les ampoules quand tu te satisfaits très bien de vivre dans le noir. Le plus dur, garder le sens de l'humour. La rancœur s'installe peu à peu. La lassitude. La sensation qu'il te manque quelque chose alors qu'en fait tu as tout. C'est juste que tu ne t'en rends plus compte."

    carrie adams

    (p.192)

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  • "La mort s'invite à Pemberley" de Phyllis Dorothy James

    phyllis dorothy jamesRésumé : Rien ne semble devoir troubler l'existence ordonnée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, ni perturber le bonheur d'Elizabeth, la maîtresse des lieux. Elle est la mère de deux charmants bambins et Jane, sa sœur préférée, habite tout près. Cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d'automne, un drame contraint les Darcy à recevoir la plus jeune sœur d'Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s'invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes. Tout en restant fidèle aux personnages du roman de Jane Austen, P.D. James imagine avec brio une suite - policière - à Orgueil et préjugés.

    Mon avis : Écrire une suite de "Orgueil et préjugés" why not ? Ce roman est un classique et il mérite ce statut. Par contre cette suite... Bof bof. L'intrigue en elle-même cadre bien avec l'ambiance et les décors du roman de Jane Austen mais la manière dont cette intrigue est menée et écrite n'est pour moi pas du tout à la hauteur. Les personnages sont plats, d'une grande banalité, ayant perdu la saveur donnée par Jane Austen. Il y a beaucoup de blabla de remplissage, des redites à profusion (un même fait est raconté plusieurs fois quasi de la même façon par plusieurs protagonistes de l'histoire). Ce fut une lecture faite de trop de longueurs, à part la toute fin qui est un peu plus vivante, ce roman m'a lassée tout du long de ma lecture.

    Mon appréciation -> ♡   ♡  

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  • "Ni chaud ni froid" de Minette Walters

    minette waltersQuatrième de couverture : À Sowerbridge, une vieille dame fortunée et sa garde-malade sont sauvagement assassinées. On arrête un petit voleur irlandais qui est immédiatement mis sous les verrous. Il n'en faut pas plus pour ranimer la flamme d'un racisme séculaire dans la petite ville d'Angleterre. Par solidarité avec ses compatriotes irlandais. Siegbahn Lavenham tente de défendre la famille du meurtrier présumé sur laquelle s'acharnent les habitants.
    Ragots, rumeurs, haines ancestrales, tout et n'importe quoi se dit au sujet de n'importe qui. Le pire de préférence...
    Sowerbridge ? Un petit village qui vaut le détour... Surtout quand Minette Walters s'y promène.

    Mon avis : Alors que j'avais beaucoup aimé "Cuisine sanglante" de la même auteure, "Ni chaud ni froid" m'a déçu. Malgré une intrigue intéressante, l'écriture de l'histoire est brouillonne. Les personnages sont inconsistants et caricaturaux. Le récit est fade. Heureusement que ce roman est très court.

    Mon appréciation -> ♡ ♡  ♡  

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