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Romans - Page 4

  • "Le don de Charlotte" de Victoria Glendinning

    victoria glendinningQuatrième de couverture : Londres, année 1880.
    Charlotte n'a pas vingt ans quand ses parents, un couple étriqué de la petite bourgeoisie anglaise, accueillent un locataire du nom de Peter Fisher, jeune ingénieur, apôtre de la toute nouvelle science de l'électricité. Avec lui, Charlotte plonge d'un coup dans la modernité et, par son mariage, échappe à l'atmosphère étouffante de la maison familiale. Mais c'est auprès de lord Godwin, un aristocrate excentrique, qu'elle découvre les plaisirs et les tourments de la passion. Initiée, lors d'une soirée chez lui, au spiritisme, qui fait fureur à l'époque, elle exploitera son "don" à Londres, où, poussée par la nécessité, elle s'installera bientôt comme médium...
    Victoria Glendinning décrit, à travers l'histoire d'une jeune femme partagée entre sa raison et ses désirs, les paradoxes d'un XIXème siècle finissant, âge d'or des spirites qui voit aussi le triomphe de l'idée de progrès scientifique. Foisonnant d'idées et d'intrigues, ce roman est un petit bijou d'intelligence et d'esprit.

    Mon avis : Je me demande souvent pourquoi la traduction des titres de romans n'est pas l'exacte reproduction du titre original. Ce roman dans sa langue originale, qui est l'anglais s'appelle "Electricity". Il devient en français "Le don de Charlotte". Certes Charlotte à un don et l'auteur nous en fait part mais ce n'est qu'une toute petite partie de l'histoire. Par contre l'électricité, révélée par le titre original, est le véritable fil rouge du roman, et est présente tout au long de l'histoire du début à la fin... 
    Ce n'est donc pas à proprement parlé un roman sur le spiritisme mais bien sur l'avancée de la science et des techniques en matière d'électricité et la façon dont celle-ci est accueillie par la population très sceptique à son sujet. C'est aussi une histoire de femme, qui essaye de briser quelques tabous très bien ancrés dans la façon de vivre et les mœurs du 19ème siècle en Angleterre.
    J'ai beaucoup aimé cette histoire d'une femme qui découvre la vie. J'ai adoré l'écriture, l'auteur à une plume simple, elle va droit au but, c'est une écriture cash, sans fioritures et languissements (habituels aux histoires se passant à cette époque).

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡  

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  • "Onitsha" de Jean-Marie Gustave Le Clézio

    jean-marie gustave le clézioQuatrième de couverture : Fintan, Maou, Geoffroy : trois rêves, trois révoltes. Et une même soif.
    Fintan Allen a douze ans lorsque, le 14 mars 1948, il embarque pour l'Afrique avec sa mère, Maou. Geoffroy Allen, qui avait laissé en France sa femme et son fils, leur a enfin demandé de venir le rejoindre à Onitsha, petit port fluvial où il travaille par la United Africa. Fintan ne connaît ni son père, ni l'Afrique.
    Maou, elle, rêve d'une Afrique idyllique où elle pourra vivre près de l'homme qu'elle aime, à l'abri des préjugés familiaux qui condamnaient en lui le rêveur sans le sou, et anglais de surcroît. C'est une Afrique bien différente qu'elle va découvrir, dévorante, insaisissable. Et un conformisme plus oppressant encore : celui du milieu colonial, fait de haine, de mesquineries, d'échecs inavouables.
    Quant à Geoffroy, il est parti pour Onitsha afin de retrouver l'emplacement de la nouvelle Meroë, fondée selon la légende sur une île du grand fleuve par Arsinoë l'Égyptienne, la reine noire. Son rêve prend progressivement les couleurs de la défaite : Geoffroy ne trouvera que lui-même.
    Si le roman fait resurgir, aux côtés de Fintan, Maou et Geoffroy, le personnage d'Arsinoë, ou encore les mystérieuses figures des mythes africains, c'est que chacun de nous est une parcelle de la légende universelle qui, depuis les origines, ne cesse de s'écrire.
    Ce livre est pareil à l'Afrique : il brûle "comme un secret, comme une fièvre". S'il s'en dégage malgré sa violence un tel sentiment de sérénité, c'est que pour Le Clézio, même la fièvre, même la révolte, même la défaite sont les couleurs de la paix.

    Mon avis : Je serai moins prolixe que le quatrième de couverture. C'est joli, c'est bien écrit mais je ne suis pas tombée sous le charme de la plume de monsieur Le Clézio. Ce genre d'écriture est "trop" douce pour mon caractère très terre à terre.

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡  

  • "Nord et Sud" d'Elizabeth Gaskell

    elizabeth gaskellQuatrième de couverture : Après une enfance passée dans un village riant du Hampshire, Margaret Hale, fille de pasteur, s'installe dans une ville du Nord. Témoin des luttes entre ouvriers et patrons, sa conscience sociale s'éveille. John Thornton, propriétaire d'une filature, incarne tout ce qu'elle déteste : l'industrie, l'argent et l'ambition. Malgré une hostilité affichée, John tombera sous son charme.

    Mon avis : Une belle brique de plus de 600 pages que j'ai tantôt appréciée et qui m'a tantôt lassée. C'est un classique de la littérature anglaise, littérature que j'affectionne. J'aime cette langueur qui se dégage de ce style anglo-saxon, mais... à petite dose. Ici, ce fût un peu trop. Les personnages s'écoutent tous respirer (à mon avis ils sont limite hypocondriaques) et cela m'a lassée de lire leur problème de santé qui s'étirent tout au long des chapitres. Par contre le reste était intéressant. La lutte entre ouvriers - patrons, entre syndicat et ouvriers et syndicat et patrons. Les déboires de chacun selon sa position dans la société et sa philosophie de vie.
    Ce fût donc une lecture en demi-teinte, que je ne renie pas mais que je ne renouvellerai pas.

    Mon appréciation -> ♡ ♡  ♡  

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  • "Le dernier Parrain" de Mario Puzo

    mario puzoQuatrième de couverture : Vingt-six ans après Le Parrain, une nouvelle grande histoire de famille, d'honneur et de vengeance par Mario Puzo, au sommet de son art.
    Don Domenico Clericuzio, le patriarche du plus puissant clan mafieux américain, l'a compris : le crime organisé est devenu trop dangereux ; l'avenir des siens, de ses petits-enfants surtout, réside désormais à Wall Street, dans les casinos du Nevada, à La Mecque du cinéma où l'argent facile et les fortunes rapides s'apparentent à la légalité.
    Il suffira cependant que les anciennes rivalités de pouvoir resurgissent pour que le plan minutieusement préparé par Don Domenico soit menacé. Pourra-t-il empêcher le bain de sang alors qu'une guerre fratricide oppose ses descendants ? Car tuer est encore ce que savent faire le mieux les Clericuzio...
    De l'enclave du Bronx aux folies d'Hollywood, en passant par les palaces de Las Vegas, Mario Puzo dresse avec force et humour un portrait sans égal de l'Amérique, de ses mythes, de ses tentations, mais aussi de ses valeurs. Une grande légende familiale comme on n'en avait plus lu depuis celle des Corleone.

    Mon avis : Les livres contant des histoires sur la mafia se ressemblent beaucoup. Celui-ci ne fait pas défaut à la règle mais il est fort bien écrit. De plus, outre les faits récurrents découlant des règlements de comptes entre mafiosi, les vengeances, les lois du sang, ce roman fait la part belle à une sorte de renouveau : la "famille" doit tout faire pour que les générations suivantes vivent dans la légalité. Plus facile à dire qu'à faire, mais pas banal dans le contexte de la mafia. Cette façon de traiter l'histoire avec ce fil rouge en toile de fond m'a plu. L'écriture est à l'avenant, pas de sensiblerie, mais pas non plus d'hémoglobine à profusion et de tortures pour le plaisir. Un vrai régal pour mes yeux, qui sont assez friands de ce genre d'histoire.

    Mon appréciation -> 

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  • "Meurtriers sans visage" (Commissaire Kurt Wallander, tome 1) de Henning Mankell

    henning mankellQuatrième de couverture : Dans une ferme isolée de Suède, un couple de paysans retraités est sauvagement assassiné. Avant de mourir, la vieille femme murmure un mot : "étranger". Il n'en faut pas plus pour provoquer une vague de violence contre les demandeurs d'asile de la région. Le commissaire Wallander va devoir agir vite, sans tomber dans le piège de la xénophobie ambiante qui brouille les pistes....

    Mon avis : Je suis une adepte des auteurs scandinaves, je me devais donc de lire les aventures du célèbre commissaire Wallander. Cette histoire m'a plu mais sans plus. J'avoue avoir comparé tout au long de ma lecture le commissaire Wallander avec mon chouchou le commissaire Erlendur. Je n'ai pas retrouvé le même engouement pour le héros suédois comme je peux l'avoir pour le héros islandais. Tout comme le style de l'auteur, la plume islandaise de monsieur Indriðason me plaît mieux. Ce fût tout de même une lecture agréable, lue vite grâce au suspens et aux retournements de situations qui sont bien présents. Je lirai certainement les opus suivants des enquêtes de Wallander car tout comme Erlendur, on suit sa vie personnelle et c'est quelque chose que j'apprécie lorsque je lis ce genre de séries.

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡   

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