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Partenariat - Page 2

  • "Op Oloop" de Juan Filloy

    Op Oloop.jpgQuatrième de couverture : Op Oloop retrace dix-neuf heures et dix minutes de la vie étonnante d'Optimus Oloop, un statisticien finnois à la vie millimétrée exilé dans le Buenos Aires bourgeois des années 1930. Lancé dans une quête d'authenticité aussi vaine qu'illusoire, Op Oloop, seulement armé de son infaillible méthode, s'élève contre toutes les mascarades pour donner un sens à sa vie. Le roman, conçu comme un journal de bord, décrit minute par minute le chamboulement de son univers obsessionnel par un insignifiant accident de la route. Moitié Pnine de Nabokov, moitiéWerther de Goethe, Op Oloop oscille sans cesse entre réalité et divagation, dessinant ainsi les contours d'un personnage aussi absurde qu'attachant. Acide et provocateur, cet imprévisib le chef-dd'oeuvre, source d'inspiration pour Julien Cortázar et Alfonson Reyes, est pour la première fois traduit en français.

    Encore méconnu en Argentine, il y a quelqes années, JUAN FILLOY (1894-2000) écrivain génial et prolifique, auteur d'une oeuvre féconde et acclamée, s'est imposé comme l'égal de son ami et admirateur Borges. Les critiques n'ont pas hésité à qualifier cet amoureux du langage, champion du monde de palindromes il en a publié plusieurs milliers), de "magicien pré-Oulipien". Jonglant élégamment avec la langue, Filloy révèle dans son oeuvre l'être humain et ses vices. Maniant la satire et l'ironie à la perfection, il mêle à son jeu littéraire la philosophie, la psychanalyse et la scice, scrutant le réel à travers un complexe et fascinant jeu de miroirs. A tel point qu'il gagnera l'amitié de Sigmund Freud à la sortie d'Op Oloop. Juan Filloy est mort quelques jours avant d'atteindre ses 106 ans, pendant sa sieste, réussissant ainsi le pari qu'il s'était lancé de vivre au cours de trois siècles différents. 

    Mon avis : Un livre qui sort vraiment de mon ordinaire de lecture. Une écriture avec un style alambiqué très plaisant. Les tournures de phrases ainsi que le vocabulaire sortent vraiment de l'ordinaire (c'est le traducteur qui a du en voir de toutes les couleurs pour arriver à révéler toute la magie et l'originalité de l'auteur).
    L'histoire est elle aussi très agréable, Optimus est attachant et j'ai aimé sa philosophie de vie. La fin m'a surprise même si je pré-sentais qu'elle allait se dérouler ainsi...

    Ma note -> :-)))

    Un extrait : "...Il est indispensable que chacun apprenne à bien gérer sa haine ! La mienne est répartie de façon équitable entre ceux qui sont congelés dans le passé et ceux qui transpirent dans le présent. Car les uns souffrent de constipation cérébrale et les autres d'hémoroïdes de la sensibilité. De sorte que chacun à sa façon trahit la loi vitale qui exige d'évacuer ponctuellement les immondices telles que les mirages anciens ou lâchetés du temps présent..." (p.151)

    Je remercie chaleureusement Babelio de m'avoir fait passer cet agréable moment en compagnie de ce héros hors du commun :-) 

    Editions Monsieur Toussaint Louverture,2011, 253 pages.

     Je le troc.

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    Argentine

  • "Les brumes du Pilat" de Daniel Rouet

    les brumes du pilat, daniel rouet, éditions herdé créations, les agents littérairesQuatrième de couverture : Mai 1987, à la périphérie du mystérieux triangle de la burle, le Massif du Pilat dissimulé sous les brumes qui tapissent ses flancs attend son heure...

    Pour réhabiliter la mémoire de son mari pilote de chasse, mort en mission ce jour-là, Nelly devra les affronter.

    Quelles forces obscures se cachent à couvert de l'écran de fumée dont on semble s'être servi pour masquer une vérité qui dérange ?

    Aidée de Steve, un journaliste canadien, la jeune veuve va mener sa propre enquête. Celle-ci la mènera du Mont Pilat au lointain Québec à travers d'inextricables sentiers. Trouvera-t-elle la rédemption ou se brûlera-t-elle aussi les ailes, au contact de la lumière qu'elle est venue chercher ?

    Mon avis : Un seul mot me vient à l'esprit quand je pense à la lecture de ce roman, c'est le qualificatif "Simple". Simple avec un grand S, car ce n'est pas péjoratif, dans mon esprit, de qualifier un livre de simple.

    Ce roman est tout d'abord simple dans son écriture. Elle est agréable, fluide, sans fioriture. L'humour utilisé n'est pas mon genre d'humour, il est comment dire... Simple. Je suis plus encline à l'humour sarcastique voire noir. 

    L'histoire est réussie, le suspens est présent sans être vraiment pesant. On se demande tout au long du livre comment 3 avions "Mirage" peuvent tomber en même temps. Le développement de l'enquête menée par Steve et Nelly est sans grand rebondissement mais je me suis prise au jeu de pistes initié par les héros et je les ai suivis avec plaisir. Même si, je l'avoue, je voyais se tracer tout doucettement la conclusion qui ne m'a pas étonnée.

    J'ai beaucoup apprécié les descriptions des lieux. La région où l'accident des avions a lieu et où l'enquête se passe à l'air d'être une région très jolie et pleine de belles promenades à savourer.

    Un roman agréable, à lire en toute... Simplicité !

    Ma note -> :-) (3/5)

    Un extrait : "D'autres bruits de cuillères entrechoquées, d'autres rires complices revinrent titiller sa mémoire. Rémy était là, assis devant elle, à la place de Steve. Son sourire s'effaça, ses soleils se noyèrent dans l'eau froide de la carafe qui lui faisait face. Le remord se substitua au bonheur. Les beaux sentiments de tout à l'heure s'éparpillèrent aux quatre coins de la pièce. La petite voix au timbre familier, qui l'habitait, l'admonesta : 'Tromper Rémy, à l'endroit même où il est mort, tu n'as pas honte ?' " (p.83)

    Le site internet du livre : ici

    Editions Herdé Créations, 2010, 216 pages.

    Je remercie chaleureusement Les agents littéraires ainsi que les Editions Herdé Créations de m'avoir donné l'occasion de lire ce livre et aussi de découvrir une région de France que je ne connaissais pas du tout.

    Je le troc.

  • "Je ne suis pas comme vous" de Paul Nohmsy

    Je ne suis pas comme vous.jpgQuatrième de couverture : Fait marquant de notre époque, le développement fulgurant de la dématérialisation, non seulement des données mais aussi des rapports entre individus, semble autoriser la réalisation de tous les rêves, même les plus fous.

    On peut "chater" sur internet avec Madonna, ou se venger de ses employeurs en piratant le système informatique de son entreprise.

    Bien sûr, lorsque le voile du monde virtuel se déchire, il peut révéler une réalité très différentes de ce que l'on imaginait...

    Et la réalité dépasse toujours la fiction.

    En cette année 2001, Jimmy, petit employé de banque new yorkais, ne va pas tarder à le découvrir...

    Mon avis : C'est l'histoire de Jimmy et de son meilleur Cliff (ça ne s'invente pas ;-) ), 2 trentenaires new yorkais qui rêvent d'une autre vie que la leur qui se résume comme bien d'autres à : métro, boulot, dodo avec de temps à autre un concert pour Jimmy et des soirées entre amis.

    Jimmy est fan de Madonna et à un secret hautement bien gardé, qu'il n'a même pas divulgué à Cliff : il écrit un roman (depuis 3 ans...) jusqu'au jour où, Dolores, une collègue amoureuse de lui, à l'humour super décalé (j'ai adoré) apparait et lui met son nez dans son erreur de vouloir écrire avec un style pour se fondre dans la masse... Sans parler des problèmes au boulot (pour Jimmy une chef acariatre qui le cherche, pour Cliff une stagnation dans son poste pour cause de promotion canapé de sa collègue...)

    Une vie toute simple "comme tout le monde" qui tourne petit à petit au désastre, jusqu'au grand jour... Le 11 septembre 2001.

    Un super chouette roman, dont l'écriture est très agréable, rempli d'humour, de musique, d'amitié et de rebondissements. Et maintenant, chaque fois que j'entendrai Madonna j'aurai automatiquement une petite pensée pour Jimmy :-)

    Ma note -> :-)))

    Un extrait : "Il est vrai que c'est habituellement en affrontant l'adversité que les hommes prennent conscience d'appartenir à la même communauté et apprennent à s'entraider. Jusque là, ils confortent les apparences et privilégient ce qui les différencie au détriment de ce qui pourrait les unir. Chacun se sent obligé de jouer son rôle, même s'il ne lui plaît pas.

    Pourquoi attendre une catastrophe pour tendre la main à son prochain?" (p.30)

    Editions Lulu, 2008, 267 pages.

    Je remercie de tout coeur "Les agents littéraires" et l'auteur Paul Nohmsy de m'avoir proposer ce chouette moment de lecture.

  • "Le choix de Goldie" de Roopa Farooki

    Le choix de Goldie.jpgQuatrième de couverture : A treize ans, Shona craque pour Parvez dès le premier coup d'oeil. Elle tient de son père qui, en dépit d'une femme manipulatrice dans les griffes de laquelle il n'aurait jamais dû tomber, reste un indécrottable romantique. Follement amoureux et inconscients, les jeunes amants fuient le Pakistan pour démarrer une nouvelle vie à Londres.

    Passés les premiers émois et les joies de la vie d'une famille qui s'agrandit au fil des ans, Shona se sent rattrapée par son passé. a l'image de sa mère, elle construit sa vie sur des mensonges, jusqu'au jour où les secrets deviennent trop lourds à porter. Même la vitalité des jumeuax adolescents - Omar qui brille dans les études, et Sharif qui tombe les filles - ne suffit plus à compenser les non-dits accumulés au fil des années, des générations. Mais peut-on revenir sur un tel héritage ? L'amour peut-il être assez fort pour corriger les erreurs du passé ?

    Mon avis : Ce roman est un très très joli coup de coeur. Les personnages sont extrêmement attachants de simplicité et d'authenticité. L'écriture est plus qu'agréable, fluide, sans fausse note, aucune lassitude ne s'installe. Le mensonge est le thème principal de l'histoire, mensonge pour les convenances, mensonge pour ne pas faire mal, mensonge par omission, mensonge qui devient une manière de vivre, mais un jour... la vérité devient plus forte que ce mensonge qui pouvait si bien arranger les choses. Sans être moralisateur ce roman est une ode à la vérité qui finit toujours par gagner sur le mensonge même si celui-ci part d'un bon sentiment.

    Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Gaïa qui m'ont donnés ce grand plaisir de découvrir ce petit bijou !

    Ma note ->

    Un extrait : "La tâche suivante qui incombait à Ricky le Conquérant et à laquelle il allait s'atteler le jour même, était de faire la cour à sa rose d'Angleterre - quoi qu'il ne pensât même pas le moins du monde à elle comme à une rose : les roses étaient tape-à-l'oeil, prétentieuses, blettes, rougeaudes, et telles les sirènes, ne vous tentaient par les senteurs que pour mieux vous mener sur un lit d'épines. Non, Verity ressemblait à une violette : pâle, timide, aussi délicate qu'un caprice. Et les violettes étaient comme des rêves, disposés sur un chemin étroit, il fallait faire attention où vous posiez les pieds - Ricky savait par expérience qu'au moindre faux pas, on risquait de les écraser." (p.76)

    Editions Gaïa, 2011, 372 pages.

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    Pakistan

     

  • "Crevez charognes" de Herbert J. Pastorius

    Crevez charognes.jpgRésumé de l'éditeur : De la science-fiction argotique plutôt trash (dans le fond et dans la forme), deux amis au bas de l'échelle sociale sont poursuivis par des psychopathes de tous poils pour retrouver un magot.

    Il pleut en permanence sur Delta-02, la plus délabrée de toutes les villes verticales, agrégat sordide de buildings d'affaires et d'immeubles en ruines ; dans un monde où les ségrégations ethnique et sociale sont de mises, la sécurité règne en maître et la violence a disparu. Une nouvelle catégorie de personnes, les vics pour victimes, sert de défouloir à la pompulation, à condition d'y mettre le prix : leur travail consiste à subir toutes les violences possibles durant des séances rémunérées, au cours desquelles ils perdent bien souvent la vie.

    Phil et Garrett, deux amis désabusés, sont de ceux-là. Suite à un quiproquo, ils récupèrent unmystérieux médaillon menant à un magot considérable, et sont pris en chasse, par toute la voyoucratie de la ville, dont les maffieux du Dabe, un parrain à l'ancienne, et les hommes de main du Boucher, un dealer sadique que personne n'a jamais vu. Les protagonistes livrent chacun leur version de l'histoire à la première personne, essayent de comprendre ce qui les a menés là et cherhcent surtout un moyen de sortir du guêpier dans lequel ils se sont mis...

    Une fuite en avant grotesque et désespérée, où l'on croise des petites frappes à la ramasse, un truand mythique, son rival expêrt en démembrement, des frangins psychopates, un enculé de nazi, un flic retors en pré-retraite, un curé proxénète hyper-violent, des freaks livrés à eux-mêmes, un assassin courtois aux yeux de chien-loup, un enfant kamikaze, un chirurgien fou, une tueuse lesbienne, un illuminé en béquille, une secte anticonsumériste, des résidus de bidet à moteur, beaucoup de crapules sans retour et des frappadingues encore plus louches. (Source : editiondelabat-jour.com)

    Mon avis : Le moins que je puisse dire c'est que cette lecture sort complètement de mes sentiers livresques, que ce soit sur la forme comme sur le contenu.

    Tout d'abord la forme, ce livre m'a été proposé par Vincent du site "Les agents littéraires" sous forme d'e-book. J'ai donc enregistré sous format PDF le roman, et me voilà installée devant mon écran pour commencer ma lecture (je n'ai pas les supports matériels pour lire les e-books). Je ne suis pas restée bien longtemps dans cette position car quand je lis, je suis la plus part du temps affalée dans mon divan ou mon lit, et là, à être bien droite assise sur ma chaise, je n'ai pas fait long feu. J'ai donc sorti le livre sur papier (de récupération, pour pas trop abimer mère Nature) et mis tout cela dans une farde. Au début, cela m'a un peu génée, j'avais l'impression d'étudier, et puis je m'y suis faite et j'ai fini le livre sans problème.

    Ensuite le fond. Là aussi, j'ai été bluffée. Ce genre de littérature n'est pas du tout mon quotidien, mais au fil des pages, je me suis mise dans l'histoire. J'ai été bluffée par le style, la syntaxe, le vocabulaire et bien sûr l'histoire. Le style est très trash, le vocabulaire employé est aussi assez déstabilisant (souvent vulgaire, voire grossier parfois). Le contexte et les décors sont très glauques, noirs, violents et gores. Mais malgré tous ses qualificatifs pas très alléchants, j'ai aimé cette lecture. Je me suis prise d'amitié pour les 2 héros, que l'on pourrait qualifier de super-héros, car ils s'en prennent tellement dans la g... qu'on se demande comment ils survivent à tout ça. Comme le dit un des personnages à la fin du livre, qui a exactement la même pensée que moi : "T'es un type étonnant, Scott, je le pense, ta persévérance m'impressionne, rien que de te voir encore en vie c'est du domaine du paranormal." (p.279)

    Au début j'ai été perdue, je ne comprenais pas bien les 2 histoires (puisque chacun des héros prend la parole tour à tour pour raconter la même histoire, mais chacun vu de leur vécu) puis ça se met en place petit à petit et j'ai vraiment accroché à partir de la 2ème partie du livre. J'avais presque voulu abandonner mais j'ai bien fait de persévérer.

    Une lecture saisissante, que je ne regrette pas.

    Des extraits : "Dans les dicos ils disent que c'est comme ça qu'on appelait les animaux bons pour l'abattoir y'a des siècles, on les donnait en offrande aux dieux, quand on en avait devant lesquels se mettre à quatre pattes. Ca a bien changé. Maintenant on en est réduit à se donner en holocauste à des paumés, des merdeux, des baltringues qui sniffent de la colle et s'envoient du méthane, pour que dalle la plupart du temps, ou si peu, une fois qu'on a payé la bouffe et le loyer il reste plus au fond des poches que des vieux pansements et le sang séché goutté de ses phalanges. Et puis on a trouvé le dieu unique, le dieu suprême, il est bien balèze celui-là, il résout tout et personne trouve rien à y redire. La sécurité. Le mot est laché. Tout est dit. Y'a plus de violence. Plus de crimes. Plus de meurtres. Plus de guerres, pas ici en tout cas. On a la solution. Elle est belle, elle est pratique, on l'adore comme des bienheureux. Tout est légal. Tout est organisé. Si un mec a envie de se défouler en shootant les genoux d'un type au fusil, coup de fil, virement par carte bancaire, le rendez-vous est pris en catégorie A qui se fera dézinguer avec le sourire à condition d'allonger. C'est le job. Ca gagne oas des masses si on tient à rester valide. Pour beaucoup c'est du superflu. Faut repartir en civière en tenant ses tripes pour que ça paye un minimum." (p.7)

    "J'imagine que la cloche elle a rien dit, elle s'est couchée sur la plaque, elle a fait semblant de pioncer pour me couvrir. Ils ont entravé que pouic, quand je suis revenu à moi j'étais au même endroit, la tronche trempée dans le noir, absolument seul. J'étais gelé jusqu'au calbute, j'avais trop mal pour me relever mais fallait que je bouge, je pouvais pas ramper non plus, tout ce que j'ai réussi c'est à m'adosser au conduit et à pousser sur les jambes pour avancer en crabe, par petits pas minuscules. Valait mieux pas qu'on me poursuive, même une foutue limace m'aurait grillé au cent mètres, j'étais complètement cuit, recuit, ensuqué, c'était l'énergie du désespoir, la volonté de pas pourrir là, peut-être aussi parce que ce connard de Sobor m'avait mis la haine, j'avais pas envie de claquer sans le zigouiller de mes mains. J'ai continué longtemps, sans voir personne, à croire que les égouts étaient vides, ç'avait peut-être rapport avec l'odeur de charogne que je sentais sans pouvoir détailler l'origine. J'ai pas crié, j'ai pas appelé à l'aide. C'aurait fait qu'attirer d'autres pelures, dans mon état j'aurai s pas pu me défendre." (p.72 et 73)

    Ma note : -> :-))

    D'autres avis : karline05, lesagentslitt

    Editions de L'Abat-Jour, 2011, 293 pages.

    Je remercie Vincent des "Agents littéraires" et les éditions de L'Abat-Jour pour cette découverte étrange mais saissante.