Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

  • "C'est moi qui éteins les lumières" de Zoyâ Pirzâd

    zoyâ pirzâQuatrième de couverture : Clarisse est d'une simplicité de cœur qui la rend spontanément attachante. Autour de cette héroïne malgré elle gravite tout un petit monde : un mari ingénieur, deux adorables et malicieuses jumelles, Armen, le fils vénéré en pleine crise d'adolescence, une sœur à marier un peu revêche, et la vielle mère qui règne sur la maisonnée, dans le quartier arménien d'Abadan.
    Pourtant la très modeste Clarisse va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien quand de nouveaux voisins viennent bouleverser l'équilibre affectif de notre femme invisible.
    Immense succès en Iran, le premier livre d'une romancière adulée de ses lecteurs.

    Mon avis : Ce roman est un roman que j'ai vraiment beaucoup aimé. Au début j'étais un peu dubitative, car c'est juste l'histoire au fil des jours et des mois d'une femme et sa famille. Les enfants vont à l'école, le papa va au bureau, et elle, la maman fait son ménage, son jardin, écoute sa maman, sa sœur, invite les voisins.... Ca aurait pu être très vite lassant... Mais... L'auteur a réussi grâce à son écriture très très agréable à faire de ce livre une belle balade livresque. Pas de rebondissements colossaux, pas de retournements de situations explosifs, car il n'y a que dans les films que les héros vivent ce genre de choses. Notre vie quotidienne à nous monsieur et madame tout le monde est faite d'habitudes, de traditions, de rencontres mais tout cela se fait en douceur, et c'est en douceur que cette histoire familiale est racontée. Un peu d'humour, un peu de réflexion et beaucoup de simplicité, une recette que j'ai savourée tout au long de ma lecture.

    Mon appréciation -> 

    Une lecture découverte grâce à la box Exploratology, que je vous recommande.

    Rendez-vous sur Hellocoton !

  • C'est lundi ! Que lisez-vous ? #70

    didier van cauwelaert,christophe cazenove,hervé richez,yrgane ramon,sérgio rodrigues,denis-pierre filippi,marie favereau,manuel garcia,chimamanda ngozi adichie,pierre christin,annie goetzinger

    "C'est lundi ! Que lisez-vous ?" est un rendez-vous hebdomadaire blogo-livresque proposé par Galleane

    Ce que j'ai lu la semaine dernière (du 21 au 27 août 2017) :

    • "Onitsha" de Jean-Marie Gustave Le Clézio
    • "Le don de Charlotte" de Victoria Glendinning
    • "Voir Venise..." (Largo Winch, tome 9) de Jean Van Hamme et Philippe Francq

    jay bonansinga,robert kirkman,willy vandersteen,philippe geluck,elizabeth gaskell,mario puzo   jay bonansinga,robert kirkman,willy vandersteen,philippe geluck,elizabeth gaskell,mario puzo   jay bonansinga,robert kirkman,willy vandersteen,philippe geluck,elizabeth gaskell,mario puzo

     Ce que je lis actuellement :

    • "C'est moi qui éteins les lumières" de Zoyâ Pirzâd
    • "Jeux de Bill" (Boule et Bill, tome 11) de Jean Roba

    jay bonansinga,robert kirkman,willy vandersteen,philippe geluck,elizabeth gaskell,mario puzo   jay bonansinga,robert kirkman,willy vandersteen,philippe geluck,elizabeth gaskell,mario puzo

    Je poursuivrai avec : 

    • "Jessie" de Stephen King
    • "Napoléon, 2" (Ils ont fait l'Histoire, tome 9) de Noël Simsolo, Fabrizio Fiorentino et Jean Tulard

    jay bonansinga,robert kirkman,willy vandersteen,philippe geluck,elizabeth gaskell,mario puzo   jay bonansinga,robert kirkman,willy vandersteen,philippe geluck,elizabeth gaskell,mario puzo

    Rendez-vous sur Hellocoton !

  • "Le don de Charlotte" de Victoria Glendinning

    victoria glendinningQuatrième de couverture : Londres, année 1880.
    Charlotte n'a pas vingt ans quand ses parents, un couple étriqué de la petite bourgeoisie anglaise, accueillent un locataire du nom de Peter Fisher, jeune ingénieur, apôtre de la toute nouvelle science de l'électricité. Avec lui, Charlotte plonge d'un coup dans la modernité et, par son mariage, échappe à l'atmosphère étouffante de la maison familiale. Mais c'est auprès de lord Godwin, un aristocrate excentrique, qu'elle découvre les plaisirs et les tourments de la passion. Initiée, lors d'une soirée chez lui, au spiritisme, qui fait fureur à l'époque, elle exploitera son "don" à Londres, où, poussée par la nécessité, elle s'installera bientôt comme médium...
    Victoria Glendinning décrit, à travers l'histoire d'une jeune femme partagée entre sa raison et ses désirs, les paradoxes d'un XIXème siècle finissant, âge d'or des spirites qui voit aussi le triomphe de l'idée de progrès scientifique. Foisonnant d'idées et d'intrigues, ce roman est un petit bijou d'intelligence et d'esprit.

    Mon avis : Je me demande souvent pourquoi la traduction des titres de romans n'est pas l'exacte reproduction du titre original. Ce roman dans sa langue originale, qui est l'anglais s'appelle "Electricity". Il devient en français "Le don de Charlotte". Certes Charlotte à un don et l'auteur nous en fait part mais ce n'est qu'une toute petite partie de l'histoire. Par contre l'électricité, révélée par le titre original, est le véritable fil rouge du roman, et est présente tout au long de l'histoire du début à la fin... 
    Ce n'est donc pas à proprement parlé un roman sur le spiritisme mais bien sur l'avancée de la science et des techniques en matière d'électricité et la façon dont celle-ci est accueillie par la population très sceptique à son sujet. C'est aussi une histoire de femme, qui essaye de briser quelques tabous très bien ancrés dans la façon de vivre et les mœurs du 19ème siècle en Angleterre.
    J'ai beaucoup aimé cette histoire d'une femme qui découvre la vie. J'ai adoré l'écriture, l'auteur à une plume simple, elle va droit au but, c'est une écriture cash, sans fioritures et languissements (habituels aux histoires se passant à cette époque).

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡  

    Rendez-vous sur Hellocoton !

  • "Voir Venise..." (Largo Winch, tome 9) de Jean Van Hamme et Philippe Francq

    jean van hamme, philippe francqRésumé de l'éditeur : Dimanche 13 septembre, trois heures du matin...
    Dans une ruelle de Venise, un homme court à perdre haleine. À ses basques, trois malfrats armés jusqu'aux dents. L'homme réussit à échapper à ses poursuivants. Juste le temps de gribouiller quelques mots sur une feuille de papier et d'engager la feuille dans un fax. Deux secondes plus tard, l'homme meurt, criblé de balles. Mais le fax est bel et bien envoyé. Il y est écrit : "Largo Winch, prenez garde au doge et à...". Le bal peut commencer.

    Mon avis : Une nouvelle aventure commence, qui me semble plus facile à comprendre pour moi car cela ne touche pas le monde de la finance ou le monde politique (pour le moment...). Élucider des énigmes semble être le but de la vie de Largo, malheureusement ici il s'agit d'un double meurtre, cela met un peu plus la pression. C'est un album qui annonce une suite rocambolesque et aventureuse.

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡  

    Rendez-vous sur Hellocoton !

  • "Onitsha" de Jean-Marie Gustave Le Clézio

    jean-marie gustave le clézioQuatrième de couverture : Fintan, Maou, Geoffroy : trois rêves, trois révoltes. Et une même soif.
    Fintan Allen a douze ans lorsque, le 14 mars 1948, il embarque pour l'Afrique avec sa mère, Maou. Geoffroy Allen, qui avait laissé en France sa femme et son fils, leur a enfin demandé de venir le rejoindre à Onitsha, petit port fluvial où il travaille par la United Africa. Fintan ne connaît ni son père, ni l'Afrique.
    Maou, elle, rêve d'une Afrique idyllique où elle pourra vivre près de l'homme qu'elle aime, à l'abri des préjugés familiaux qui condamnaient en lui le rêveur sans le sou, et anglais de surcroît. C'est une Afrique bien différente qu'elle va découvrir, dévorante, insaisissable. Et un conformisme plus oppressant encore : celui du milieu colonial, fait de haine, de mesquineries, d'échecs inavouables.
    Quant à Geoffroy, il est parti pour Onitsha afin de retrouver l'emplacement de la nouvelle Meroë, fondée selon la légende sur une île du grand fleuve par Arsinoë l'Égyptienne, la reine noire. Son rêve prend progressivement les couleurs de la défaite : Geoffroy ne trouvera que lui-même.
    Si le roman fait resurgir, aux côtés de Fintan, Maou et Geoffroy, le personnage d'Arsinoë, ou encore les mystérieuses figures des mythes africains, c'est que chacun de nous est une parcelle de la légende universelle qui, depuis les origines, ne cesse de s'écrire.
    Ce livre est pareil à l'Afrique : il brûle "comme un secret, comme une fièvre". S'il s'en dégage malgré sa violence un tel sentiment de sérénité, c'est que pour Le Clézio, même la fièvre, même la révolte, même la défaite sont les couleurs de la paix.

    Mon avis : Je serai moins prolixe que le quatrième de couverture. C'est joli, c'est bien écrit mais je ne suis pas tombée sous le charme de la plume de monsieur Le Clézio. Ce genre d'écriture est "trop" douce pour mon caractère très terre à terre.

    Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡