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  • "Le Roman de Renart"

    Le roman de Renart.jpgQuatrième de couverture : Renart, rusé, habile et surtout beau parleur, a plus d'un tour dans son sac lorsqu'il s'amuse à piéger Ysangrin, le loup sot et glouton, Tiécelin le corbeau, Chantecler le coq, Dame Pinte la poule...

    Mais, las d'être dupés par ce goupil malicieux, les animaux lui complotent à leur façon une drôle de surprise ! Rira bien qui rira le dernier !

    Mon avis : N'ayant pas eu l'occasion de lire ce classique à l'école, je me suis enfin décidée à le faire aujourd'hui et tout ce que je peux dire c'est que je ne regrette pas cette lecture mais voilà c'est fait, je ne reviendrai pas dessus.

    Ce fut une lecture agréable, légère mais je n'irai pas plus avant pour découvrir les autres aventures de Messires Renart, Ysengrin et consorts... car au fil des pages, Renart arrive toujours à ses fins, ce qui ne donne pas beaucoup de suspens à ses aventures.

    Ma note -> :-)

    D'autres avis : poet24, Marion, Akantha

    Editions Hachette Education, 1999, 143 pages.

  • "Liberty Street" de Bertrand Puard

    Liberty street.jpgQuatrième de couverture : "C'en est fini. Je chute. Nous sommes le 29 octobre 1929, la crise boursière bat son plein. J'ai vingt-huit ans et je dévale les cinquante étages de mon gratte-ciel new-yorkais. Contrairement à d'autres financiers, il ne s'agit pas d'un suicide, même si cela débarasserait la police d'une enquête bien embarassante. Enoncer dès à présent le nom du coupable ne présenterait pas le moindre intérêt. Car personne ne sait ce qui s'est réellement passé dans mon bureau ce soir. Et personne ne le saura peut-être jamais...

    Cela n'a pris que quelques secondes. L'énergie me manquait, je n'ai pas cherché à me débattre. Cette bile noire de mélancolie coulait déjà dans mes veines. J'ai respiré une dernière fois le doux vent d'automne.

    Le soleil se couchait à l'horizon et auréolait un petit-gratte-ciel du sud de Manhattan. Le Brooklyn Bridge se moirait au loin de longs rubans de feu. que le soleil est beau lorsqu'il se couche sur cette ville..."

    Dans dix secondes Tristan sera mort. Le temps pour lui de dérouler le récit de sa vie et faire la lumière sur un passé qu'il aurait toujours voulu fuir.

    Un roman fascinant sur la conquête des rêves, les faux-semblants et sur l'illusion de la liberté.

    Mon avis : A lire le quatrième de couverture on s'attend à une histoire triste voire macabre, mais pas du tout. Tristan nous raconte sa vie, de sa naissance à sa mort, avec tous les rebondissements qu'elle a subie, les amours, les amitiés, les secrets, les trahisons, amour de la musique en général et du piano en particulier...

    J'ai beaucoup aimé ce roman, j'ai d'abord été séduite par la couverture et l'histoire racontée par le héros lui-même est un style que j'aime beaucoup. Il y a de l'humour, un peu de suspens, des sentiments très bien décrits, des situations originales. Un très joli moment de lecture passé en compagnie de la vie de Tristan.

    Un extrait : "Octave ! Le pianiste derrière le financier ! Le compositeur derrière l'homme d'argent ! Octave ! Musicien tétanisé par la précocité de son fils qui l'avait détourné définitivement des claviers, et qui, avant de disparaître, lègue à son fils un morceau, lui révélant son talent caché, enfoui par sa faute, lui donnant à regretter cette symphonie de malentendus de toute une vie !" (p.178)

    Ma note -> :-)))

    Editions Nouveau Monde, 2008, 349 pages.

  • "Ca, c'est Poussy" (Les aventures de Poussy : tome 1) de Peyo

    Poussy, T.1.jpgRésumé : Poussy est un chat plûtot malicieux. Attention, c'est un vrai chat. Il ne parle pas (il se contente de miauler) et a les préoccupations de ses congénères : manger, chasser les souris, éviter les chiens et miauler la nuit. Poussy apparaît dans des gags d'une demi-page. Dans la plupart des gags, il n'y a pas de texte.rnrnPouusy est apparu d'abord dans le quotidien bruxellois "Le Soir" à partir de 1949. Il paraît dans Spirou à partir de 1965, puis dans Bonnes soirées.rnrnLe créateur de la série est Peyo. Il est assisté par Lucien de Gieter qui réalise seul certains gags. En 1977, les gags sont réalisés par Desorgher. (Source : Livraddict.com)

    Mon avis : Poussy, petit chat espiègle, prêt à tout pour une gamelle remplie de bon lait, jouette et taquin... Bref une vraie vie de chat sans soucis.

    Ma note -> :-)

    Editions Dupuis, 1976, 46 pages.

  • "Le pull over rouge" de Gilles Perrault

    Le pull over rouge.jpgQuatrième de couverture : Christian Ranucci, vingt-deux ans, a été guillotiné le 28 juillet 1976 à 4h13 dans la cour de la prison marseillaise des Beaumette.

    Etait-il coupable ou innocent ?

    Deuxième de couverture : Un matin de juin 1974, on découvre à une vingtaine de kilomètres de Marseille, le corps d'une fillette. Peu après, on arrête un représentant de commerce de vingt ans, Christian Ranucci, que tout semble accuser du meurtre. L'affaire Ranucci commence qui bouleverse l'opinion. L'assassin présumé a fait des aveux. Plus tard, il clamera son innocence. En vain. Aux termes d'un procès retentissant, la grâce présidentielle lui ayant été refusée, il est guillotiné le 28 juillet 1976 dans la cour de la prison des Baumettes, à Marseille.

    Christian Ranucci était-il coupable ?

    Gilles Perrault a refait l'enquête minutieusement. Les faits qu'il rapporte sont troublants. On voit s'accumuler des failles dans les aveux, des contradicitions, des faiblesses dans les expertises, des négligences dans l'instruction, des approximations rapides, etc.

    Alors le doute est désormais permis sur la culpabilité de Ranucci. Et ce livre rigoureux et clair bouleversera tous ceux qui le liront.

    "Je defie quiconque, déclare Gilles Perrault, d'être convaincu, à la fin de mon livre, de la culpabilité de Ranucci."

    Mon avis : Quand l'injustice devient justice...

    Je ne vais pas m'apesantir sur le fond de ce livre, c'est tout simplement scandaleux de voir et de savoir que la justice du pays des droits de l'homme peut en arriver à tout faire pour désigner un coupable pour faire un exemple et apaiser la vindicte populaire.

    Je préfère parler de la forme de ce livre. Cette enquête est menée avec brio, les détails et les preuves sont amenées simplement avec un bon sens (que l'on se demande si les enquêteurs et les juges ne sont pas des martiens pour ne pas avoir eu "l'idée" d'y penser...) et un esprit d'analyse limpide. A chaque page, j'ai eu envie de jeter l'éponge, non pas parce que ce livre est mal écrit ou ennuyant mais parce qu'au contraire il est tellement foisannant de détails qui auraient du montrer l'innocence du jeune homme que j'en étais révoltée.

    On ne réécrira pas l'histoire, on ne rendra pas son fils à cette mère aimante mais on peut espérer que cet "exemple" que le monde judiciaire a voulu faire soit maintenant un exemple pour eux... à ne pas suivre.

    Ma note -> :-)))

    Des extraits : "L'inculpé est au centre de cette vaste offensive juridico-policière. Il s'agit de dévoiler son passé, de mettre à jour les événements majeurs ou d'apparence minuscule qui l'ont déterminé, de rassembler enfin le maximum d'indications sur sa personnalité. Le sytème judiciaire français veut en effet qu'on juge un homme et non pas un crime. C'est un singularité par rapport à la plupart des pays étrangers, notamment anglo-saxons, dont les jurys se bornent à juger de l'innocence ou de la culpabilité sans tenir compte des éléments biographiques et psychologiques. Ainsi devant les cours britanniques, il n'est pas permis à l'accusation de faire état du casier judiciaire. Le jury n'a pas à savoir qu'un homme poursuivi par exemple pour agression à main armée a déjà été condamné trois ou quatre fois pour la même infractions : c'est à l'accusation d'apporter les preuves de la culpabilité dans le cas précis qui est soumis." (p. 123)

    "L'opinion publique, Christian Ranucci : deux aveugles fonçant l'un vers l'autre sur une autoroute, convaincus qu'aucun obstacle ne peut se présenter. La collision fera un mort." (p.242)

    Un autre avis : 100choses

    Editions France loisirs, 1978, 440 pages.

  • "La bâtarde d'Istanbul" d'Elif Shafak

    La bâtarde d'Istanbul.jpgQuatrième de couverture : Chez les Kazanci, Turcs d'Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l'amour et parlent avec les djinns, tandis que les hommes s'envolent trop tôt pour l'au-delà ou pour l'Amérique. Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux Etats-Unis dans les années 1920, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions. Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l'indignation générale. Quand, à l'âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d'où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père. L'amitié naissante d'Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la " bâtarde ", va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés...

    Mon avis : Ce roman fut une très jolie découverte pour moi. J'ai tout d'abord découvert une auteure très très agréable à lire. J'ai aussi découvert une ville que je ne connaissais absolument pas, pleine de vie, de couleurs et de senteurs. Pour finir j'ai découvert 2 cultures qui se veulent radicalement opposées mais qui semblent très proches de part leur vécu, leurs souvenirs (exacerbés chez l'une et que l'on tente d'oublier chez l'autre) et aussi de part... leur cuisine, car l'auteur est friande de nous donner tous les noms et les descriptions de ces plats qui font le quotidiens des habitants d'Istanbul, et ça donne l'eau à la bouche.

    J'ai aussi l'eau à la bouche pour découvrir un autre ouvrage d'Elif Shafak car j'ai été séduite par cette jolie plume.

    Ma note -> :-)))

    Un extrait : "Malheureusement, Asya n'avait pas été gratifiée de la moindre prédisposition à espérer en l'avenir. Elle était trop ironique pour se fier au temps. Le feu qui la consumait de l'intérieur ne laissait aucune place à la foi divine. A cet égard aussi, elle ressemblait à sa mère. Ce tempérament ne l'inclinait pas à attendre, le coeur zélé, que le temps la dotât d'un physique avantageux, même si son apparence ordinaire la minait - ce qui était le cas, Zeliha l'avait clairement constaté. Elle aurait voulu dire à sa fille que les beautés attiraient la lie des hommes. Qu'elle avait de la chance de n'être pas née trop jolie. Que les hommes comme les femmes lui manisfesteraient davantage de bienveillance. Que la vie se montrait plus clémente envers les femmes dans son genre." (p. 149)

    D'autres avis : Lilith, moune, Flo_boss, Liyah

    Editions 10-18 (Domaine étranger), 2008, 375 pages.

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    Turquie