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  • "L'Occupation selon Judith-Marie" de Liam Davison

    L'occupation selon Judith-Marie.jpgQuatrième de couverture : Le point de vue des éditeurs :

    Judith a cinquante ans ; venue se reposer au bord d'un lac de barrage, elle profite des bienfaits d'une cure d'hydrothérapie. Fragile, solitaire, cette femme fut abandonnée par son mari. Sa fille Louise, alors âgée de douze ans, est partie avec lui, elle ne l'a jamais revue.

    Dans cette étrange station thermale, Judith tente de faire taire en elle une douleur latente. Car dans sa poche une enveloppe froissée l'accompagne, depuis son arrivée, une lettre de sa fille qui, après tant d'années de silence, lui annonce son départ pour le Vaucluse.

    Face au lac, Judith se débat avec sa mémoire. Cette lettre n'est pas un hasard, son passé la rattrape, elle se souvient de son voyage en France dans cette même région, de la mort d'une enfant et du mensonge d'un village entier au sujet de ce meurtre.

    Le barrage est ouvert, l'eau s'échappe lentement pour révéler des fonds demeurés obscurs depuis trop longtemps. et pour Judith se profile enfin le désir, l'hypothèse de retrouver sa fille, de refaire surface.

    Mon avis : Ce livre est partagé entre deux histoires : l'histoire de Judith-Marie maintenant, qui se débat avec ses démons d'autrefois, sa peine d'avoir perdu sa fille, sa peur de ce qu'elles (elle et sa fille) vont trouver en allant en France et l'histoire de Judith-Marie autrefois, là-bas en France, petite australienne qui veut enseigner l'anglais, qui est touchée plus qu'il ne faut par ce meurtre et qui a des sentiments ambivalents pour un homme du village.

    C'est agréablement écrit sans être extraordinaire. Les 2 histoires se chevauchent et se complètent bien. La fin quant à elle est un peu surprenante et fait réfléchir sur notre façon de juger les autres sans vraiment connaître leur vie...

    Un extrait : "...Il est tellement borné, dit Louise, tellement pénétré de son importance.

    - Il a toujours été comme ça.

    - Je croyais qu'il valait mieux que ça. Il ne revient jamais sur le passé, ne réfléchit jamais, ne s'interroge jamais sur sa vie. Dès que la journée est finie, il tire un trait dessus. Avant, je te reprochais de t'apesantir sur le passé.

    - Et maintenant ? demanda Judith.

    - L'important, ce n'est pas le passé, c'est le souvenir. Il faut se le remémorer. A chaque fois qu'on s'en souvient, on en fait autre chose. Maintenant, je comprends ça. Et c'est ce qu'il est incapable de faire. Il a peur que le passé ait davantage à offrir que l'avenir, et du coup il le balaie comme s'il ne servait à rien." (P.283-284)

    Ma note : -> :-)

    Editions Actes sud, 2000, 286 pages.

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    Australie
  • "Fièvres" (Djinn : tome 8) de Jean Dufaux et Ana Mirallès

    Djinn, T.8.jpgRésumé : Enfin la suite de la série Djinn ! Trois quêtes simultanées mênent Kim, Jade et Charles Augery au cœur de l’Afrique… À la poursuite de la perle noire ! Cette perle qui donne le pouvoir et l’argent. Cette perle qui transforme les individus : Jade, Djinn devenue la déesse Anatku ; lady Nelson, bête sacrificielle ; lord Nelson, Pipitku ; Kim, aventurière dans la jungle africaine… Cette perle donne la fièvre à tous les personnages, une fièvre qui réveille la passion des corps et les pulsions meurtrières… La fièvre de l’Afrique ! (Source : livre-fnac.com)

    Mon avis : Je retrouve le plaisir de lire cette série. La déesse-Djin Jade est toujours aussi envoutante et belle et Kim toujours aussi intrépide. De nouveau, je suis en admiration devant les dessins, il n'y a pas de raison que cela change et ça ne doit pas changer, c'est vraiment, pour moi, ce qui me séduit le plus dans cette série.

    Ma note -> :-)

    Editions Dargaud, 2008, 48 pages.

  • "Miss Annie" de Flore Balthazar et Frank Le Gall

    Miss Annie.jpgQuatrième de couverture : Miss Annie est un chaton comme tous les chatons, adorable, drôle, un peu idiote et redoutablement maligne. Bien vite, la maison de ses maîtres devient trop petite pour ses ambitions félines. Le vaste monde qu'elle aperçoit des fenêtres l'appelle. Il lui faut découvrir le Dehors, les arbres, les oiseaux appétissants, d'autres chats. Et la Grande Initiation passe par l'amitié, la guerre, l'amour, la mort et les voitures... Un vie de chat en somme. (Les auteurs)

    Flore Balthazar dessine. En face, Frank Le Gall écrit. Entre les deux, Miss Annie, jeune chatte, court après les gommes. Les deux premiers racontent les aventures de la troisième. Le Gall est l'auteur de Théodore Poussin, Balthazar signe ici son premier ouvrage. Entre récit d'observation et chronique initiatique, leur Miss Annie s'amuse du reste d'animalité en notre humanité. (L'éditeur)

    Mon avis : Je suis tombée sous le charme de cette chatonne ! Pas bien difficile de me faire tomber, moi, une énoooorme amoureuse des chats, mais cette BD est super géniale. Les auteurs connaissent les chats et leurs font ici un bel hommage. Miss Annie est un bébé-chat comme tous les bébés-chat, imprudente tout en étant sûre d'elle, fantasque mais un peu peureuse, elle est inimitable tout en étant parfaitement féline ! En lisant ce livre, j'avais Flocon (bébé-chat de 11 mois) à mes côté qui ne pouvait s'empêcher de confirmer la justesse des caractéristiques félinement bien mises en avant dans ce livre.

    Ma note -> :-)))

    D'autres avis : jerome, Isa, Lalou

    Editions Dupuis, 2010, 78 pages.

  • "Mal de pierres" de Milena Agus

    Mal de pierres.jpgQuatrième de couverture: Au centre, l'héroïne : une jeune Sarde étrange "aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses". Toujours en décalage, toujours à contre-temps, toujours à côté de sa propre vie... a l'arrière plan, les personnages secondaires, peints avec une extraordinaire finesse : le mari, épousé sans amour, sensuel, taciturne, à jamais méconnu ; le Rescapé, brève rencontre sur le continent, qui lui laisse une empreinte indélébile ; le fils, inespéré, et futur pianiste ; enfin la petite fille, la narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l'héroïne de se révéler dans sa vérité. Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il?
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Mon avis : J'ai adoré ce petit roman sans prétention. Il est court mais rempli de bonheur à lire. J'ai adoré le style, qui fait raconter l'histoire de "grand-mère" par sa petite fille, tout en douceur. Et le "petit-grand" plus irremplaçable et
     
     
     
    indispensable pour que cette lecture soit inoubliable : la fin est... Surprenante
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Un extrait : "...Le Rescapé dit qu'à son avis grand-père était un heureux homme, vraiment, et pas, comme elle le prétendait, un malheureux qui aurait écopé d'une pauvre folle, elle n'était pas folle, simplement elle était une créature que Dieu avait faite à un moment où Il n'avait pas envie des femmes habituelles en série, Il avait eu une inspiration poétique et Il l'avait créée, grand-mère riait de bon coeur, disait qu'il était fou lui aussi et que c'était pour ça qu'il ne voyait pas la folie des autres." (p.68)

    Ma note ->

    D'autres avis : BMR, Cynthia, Sindy, diva074, silvi, Exxlibris, deliregirl1, EmiLit, livr0ns-n0us

    Editions Le livre de Poche, 2009, 142 pages.

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    Italie 
  • "L'exposition coloniale" d'Erik Orsenna

    L'exposition coloniale.jpgQuatrième de couverture : "Cinq cents pages de sourires, de fous rires, et pas une méchanceté ! Rien qu'une cavalcade de cocasseries affectueuses, une gourmandise constante pour les douceurs de la vie !... Il faut se laisser porter par ce flot de talent généreux, comme par une pleine eau... Avec ce déferlement d'humour et de délicatesse à la française, Orsenna fait mieux que dominer de haut la rentrée, il nous donne, je trouve, un petit chef-d'oeuvre." Bertrand Poirot-Delpech, le Monde.

    Prix Goncourt 1988

    Mon avis : Je ne suis vraiment pas aussi enthousiaste que Mr Bertrand Poirot-Delpech. Je n'ai pas du tout accroché à ce livre, surtout à cause de son style d'écriture, que j'ai trouvé complexe et éprouvant à suivre. Quant à l'histoire, c'est vrai qu'il n'y a pas une once de méchanceté, mais je n'ai pas été prises de fous rires, j'ai souri quelques fois, surtout lors de dialogue entre Orsenna père et Orsenna fils. L'histoire de ce garçon, devenu homme est, il est vrai, intéressante, mais rendue, pour moi, difficile à comprendre et à suivre de part le style général de l'auteur. J'ai, heureusement, quant même beaucoup apprécié certains passages, mais beaucoup trop peu pour que ce livre soit classé dans mes "inoubliables"...

    Ayant horreur d'abandonner un livre en cours de lecture, j'ai tenu bon (700 pages tout de même), mais je ne pense pas que je me relancerai dans une lecture d'Erik Orsenna.

    Un extrait : "...Il sentait seulement le besoin urgent de rendre justice à deux minuscules surfaces de son corps jusque-là méconnues, injustement méconnues. Les paupières jouent un rôle très important. Elles sont comme des portes qui n'arrêtent pas de s'ouvrir. Elles servent à faire entrer, faire entrer, faire entrer les femmes dans la vie d'un homme." (p.685)

    Ma note -> :-(

    Editions France Loisirs, 1989, 701 pages.